Immobilier d’activité : le marché lyonnais rebondit de 21 %
Le marché lyonnais des locaux d’activités retrouve des couleurs. Sur les neuf premiers mois de 2026, 233 529 m² ont été placés dans l’agglomération, soit une progression de 21 % sur un an, selon l’étude de marché publiée par Brice Robert Arthur Loyd. Le nombre de transactions repart lui aussi légèrement à la hausse, avec 245 opérations recensées, en progression de 2 %.
Les grandes surfaces tirent le marché
Cette hausse des volumes ne traduit toutefois pas une reprise uniforme. Elle repose largement sur le retour de projets de grande taille. Depuis janvier, 25 transactions ont dépassé 2 500 m², dont neuf au seul troisième trimestre.
Ces opérations représentent 113 745 m², soit près de 49 % de l’ensemble des surfaces commercialisées, alors qu’elles ne pèsent que 10 % du nombre de transactions. À l’inverse, les surfaces inférieures à 500 m² représentent une part importante des signatures mais seulement 14 % des volumes.
Le panier moyen atteint ainsi 953 m², contre 772 m² un an auparavant. Le troisième trimestre a notamment été marqué par la location de 11 074 m² à Miribel-Les Échets par TNM Emballages. Il s’agit de la première transaction dépassant 10 000 m² recensée sur le marché depuis 2024.
Géographiquement, l’Est lyonnais reste le principal moteur. Le Grand Lyon Est concentre à lui seul 64 593 m² placés, soit 28 % du marché, devant le Grand Lyon Nord-Est avec 45 474 m². Plus largement, les secteurs de l’Est représentent 49 % de la demande placée.
Le neuf résiste, la seconde main ajuste ses prix
Sur le marché locatif, 54 % des surfaces placées relèvent désormais de la location, contre 64 % un an plus tôt. L’acquisition conserve donc un poids important, notamment sur les surfaces comprises entre 1 000 et 5 000 m², signe que certains utilisateurs continuent de privilégier des implantations pérennes malgré le contexte économique.
Les locaux neufs ou restructurés représentent 21 % des volumes, contre 22 % à la même période en 2025. Le marché reste très majoritairement alimenté par la seconde main, qui concentre 79 % des surfaces commercialisées.
Les valeurs suivent des trajectoires différentes selon la qualité des actifs. Le loyer médian du neuf atteint 104 euros par m², contre 100 euros en 2025, avec plusieurs transactions supérieures à 1 000 m² signées entre 100 et 110 euros par m².
À la vente, le prix médian du neuf progresse également de 3 %, à 1 683 euros par m². À l’inverse, la seconde main poursuit son ajustement : son prix médian recule de 6 %, à 959 euros par m², tandis que le loyer médian s’établit à 84 euros par m².
Pour Brice Robert Arthur Loyd, la stabilisation du nombre de signatures constitue un signal plus significatif que la seule progression des volumes, fortement influencée par quelques grandes opérations. Le niveau de demande atteint à fin septembre reste d’ailleurs inférieur à la moyenne décennale annuelle de 298 980 m², laissant encore une partie de l’année pour mesurer la solidité réelle du rebond.
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