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Le Groupe lyonnais LDLC a abandonné ses objectifs de moyen terme, après l’irruption « dans le rouge » de ses résultats du premier semestre de son exercice, clos fin septembre.

Au cours des six mois achevés, la société dont le siège est désormais basé à Limonest, a enregistré une perte nette (part du groupe) de 3,5 millions d’euros, alors qu’il était bénéficiaire de 2,5 millions d’euros l’an dernier à la même époque.

Tous les ratios de gestion de l’entreprise sont en négatif : -1,9 million pour le résultat brut d’exploitation (Ebitda) et -4,4 millions pour le résultat opérationnel courant.

Le résultat net aurait pu être plus dégradé encore si le groupe n’avait pas bénéficié d’un remboursement d’impôts de 1,8 million d’euros.

Alors que ses ventes étaient en hausse de 8,9 % sur le semestre écoulé, à 234,6 millions d’euros, le groupe explique avoir été pénalisé par l’importance de ses investissements dans un contexte commercial finalement moins favorable qu’escompté.

Des investissements listés par Olivier de la Clergerie, directeur général : «  développement de nouvelles plateformes pour les sites Materiel.net et LDLC.com, développement de l’offre en Espagne où deux boutiques ont été ouvertes, nouvelles boutiques en propre en France, lancement d’un projet d’entrepôt logistique, etc. »

Un classique mouvement de ciseaux, se traduisant par une hausse de la dette nette et une baisse des fonds propres, a amené le e.commerçant lyonnais à afficher un taux d’endettement en forte hausse (+29 points) à la fin du semestre, à 115 %.

Le milliard d’euros de chiffre d’affaires, ce sera pour un peu plus tard…

« Ces chantiers importants et nécessaires pour l’avenir du groupe ont mobilisé l’ensemble de nos équipes et nécessité la mise en place de ressources internes et externes supplémentaires importantes. Ces investissements conjugués à un environnement marché moins favorable (hausse des prix des composants, attentisme des gamers) ont pesé ponctuellement sur nos résultats », ajoute Olivier de la Clergerie.

 Une bonne partie de cette dette étant générée par le parc immobilier, LDLC a décidé de vendre les murs de son entrepôt de Nantes dont il espère en tirer 6 millions d’euros et de se désengager du crédit-bail de son siège social de Limonest, flambant neuf, avec à la clef une réduction de 22 millions d’euros de l’endettement.

Pour la seconde moitié de l’exercice, la société fondée par Laurent de la Clergerie se dit confiante dans sa capacité à dégager un Ebitda « nettement positif », la plupart des grands projets de développement étant désormais « finalisés ».

 LDLC pense en effet bénéficier « mécaniquement » d’économies permises par des synergies au sein du groupe, notamment en matière de logistique, et par un abaissement de ses charges et de ses coûts de personnel.

Dans ce contexte toutefois, le groupe « ne réitère pas à ce jour » les ambitions affichées jusqu’ici pour 2021. LDLC tablait encore fin octobre sur un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros à cet horizon, avec un excédent brut d’exploitation (Ebitda) représentant entre 5,5% et 6,0 % de ses ventes, en s’appuyant sur une centaine de magasins (contre trente-neuf à ce jour).

En effet, « si les ambitions ne sont pas remises en question de manière globale, la dynamique pour les atteindre et les délais nécessaires sont eux difficiles à estimer aujourd’hui de manière fiable. »

 L’e-commerçant estime néanmoins que cette période un peu compliquée est derrière lui : les projets coûteux engagés ces derniers temps étant désormais finalisés.

 Les synergies groupe et la croissance de l’activité devraient lui permettre de retrouver un Ebitda positif au second semestre 2018-2019 , ainsi que de nouveaux moteurs de croissance. A suivre…