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Parmi les 1,4 million de voyageurs transportés en 2009 par EasyJet au départ de l’aéroport rhônalpin, 21 % sont des patrons de TPE ou de PME. Un pourcentage qui ne cesse de croître au moment où la compagnie low cost rajoute trois nouvelles liaisons : vers Nantes, Bruxelles et Edimbourg. Soit désormais un total de vingt dessertes. Une croissance qui devrait perdurer, amenant une réaction d’Air France qui lancera  sa propre compagnie low cost (?), Transavia : elle débarquera sur le tarmac en avril prochain avec trois liaisons.

Manifestement EasyJet a trouvé le bon modèle économique pour une compagnie aérienne en temps de crise. Elle constitue l’une des trois seules compagnies au monde à gagner encore de l’argent. Et ne cesse de connaître une croissance à deux chiffres sur sa base de l’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry où elle est installée depuis deux ans.

Avec 1,4 million de passagers annoncés cette année, la croissance de son trafic devrait s’afficher à + 13 %.  Grâce aux ailes orange d’EasyJet, le trafic low cost représente désormais 18 % du trafic global de l’aéroport dont 85 % assuré par la compagnie orange.

Un boom qui a permis à l’aéroport rhônalpin de pallier la crise du transport aérien. Le trafic était en hausse de 1,9 % en novembre, limitant le recul sur l’ensemble de l’année à – 2,7 %.

Rien d’étonnant donc si Philippe Bernand, directeur général d’Aéroports de Lyon, veut continuer à jouer la carte Easy Jet. Le terminal qui lui est dédié sera prochainement agrandi pour accompagner la croissance du trafic.

La compagnie low cost vient en effet de baser un troisième Airbus tout neuf sur le tarmac lyonnais : un A 319 de 156 sièges qui va lui permettre de démarrer à partir du jeudi 17 décembre deux nouvelles liaisons européennes : en direction de Bruxelles (6 vols par semaine, tous les jours sauf samedi) et d’Edimbourg (3 vols par semaine, mardi, jeudi et samedi) ; et ce, après l’ouverture, en novembre dernier d’une ligne vers Nantes (un vol quotidien).

Ce qui porte le nombre total de liaisons d’EasyJet à vingt au départ de Saint Exupéry (dont Londres, Marrakech, Venise, Rome, Pise, Porto, Barcelone, Ibiza, Madrid…)

Parmi les bonnes surprises retenues par François Bacchetta, directeur d’EasyJet en France, la proportion non négligeable de chefs d’entreprises empruntant les avions oranges de la compagnie low cost. « La part des voyageurs affaires représente déjà 21 % de notre clientèle et ne cesse de croître », se félicite-t-il. Il s’agit essentiellement des patrons de PME ou de TPE attirés par les tarifs (150 euros en moyenne, le prix du billet aller-et-retour).

A leur intention, une offre « speedy boarding » a d’ailleurs été mise en place, leur permettant d’embarquer et de de débarquer plus rapidement que les passagers touristes.

Le responsable d’EasyJet France s’attend pour 2010 à la poursuite d’une croissance à deux chiffres qu’il estime à 15 %. Il est vrai qu’en Europe, l’offre low cost atteint déjà sur certains grands aéroport près de 40 % du trafic global.
D’autres nouvelles liaisons pourraient donc voir le jour à l’avenir et sur certaines lignes à succès, le nombre de dessertes pourrait croître.

Quid de l’arrivée en avril prochain à Saint Exupéry de la filiale Transavia d’Air France qui s’affiche comme low cost ?
François Bacchetta hausse les épaules : « D’une part la concurrence a du bon et d’autre part, je ne crois pas que le modèle économique de Transavia s’apparentera aux low cost, mais plutôt à la formule charter… »

EasyJet emploie une soixantaine de salariés à Saint Exupéry auxquels il faut en ajouter quarante de plus de son prestataire au sol. Et le patron d’EasyJet France d’assurer : « Chaque nouveau million de passagers/an supplémentaire représente 1 000 emplois induits de plus au sein de l’aéroport et dans la région. »

Photo (JF Marin, Aéroports de Lyon) : le terminal low cost de Lyon-Saint Exupéry va être agrandi en 2010 pour pouvoir répondre à la croissance du trafic.

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