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Alpes 2030 maintient son budget malgré le transfert du pôle glace à Lyon

Le Comité d’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver Alpes 2030 a adopté le 12 octobre un deuxième budget pluriannuel de 2,135 milliards d’euros, quasiment stable par rapport à 2025 (+0,1 %). Cette nouvelle maquette intègre notamment le transfert à Lyon et dans sa métropole de l’essentiel des épreuves de glace, ainsi que l’arrivée de nouvelles disciplines au programme.

Lyon concentre désormais l’essentiel des épreuves de glace

Le changement le plus structurant concerne la carte des sites. À l’exception du patinage de vitesse sur piste longue, qui se déroulera à Heerenveen aux Pays-Bas, le pôle glace et son village des athlètes sont désormais concentrés dans la métropole lyonnaise.

Le hockey sur glace sera réparti entre la Halle Tony Garnier et l’Arena de Décines-Charpieu. Le Parc des Expositions de Chassieu accueillera pour sa part le patinage artistique, le curling et le short track, mais également le Centre Principal de Presse et le Centre International de Radio-Télévision.

Cette concentration sur des équipements existants doit limiter certains investissements permanents, mais entraîne parallèlement des dépenses temporaires directement prises en charge par le Comité d’organisation, notamment pour l’adaptation et la location des sites lyonnais.

La nouvelle configuration a également conduit la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo) à revoir sa propre maquette financière à la baisse début octobre. Le Comité d’organisation indique que les contributions publiques cumulées prévues dans les budgets de la Solideo et d’Alpes 2030 sont désormais en recul, sans communiquer à ce stade le montant précis de cette diminution.

De son côté, le budget du Comité d’organisation reste financé à 73 % par des ressources privées.

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62 M€ redéployés pour absorber les nouveaux coûts

Le maintien de l’enveloppe globale ne signifie pas que les dépenses restent inchangées. Le Comité d’organisation a procédé à plusieurs arbitrages internes pour intégrer les coûts désormais mieux connus.

20 millions d’euros sont prélevés sur la provision destinée à l’inflation, un ajustement présenté comme mécanique après le passage d’un budget exprimé en euros 2025 à un budget en euros 2026. À cela s’ajoutent 42 millions d’euros prélevés sur la réserve pour aléas, notamment pour financer la location des sites lyonnais, l’intégration de nouvelles disciplines et les ajustements liés aux villages des athlètes.

Cette mobilisation correspond à 18 % de la réserve constituée initialement. Il reste désormais 198 millions d’euros de réserve pour aléas, soit environ 10 % du budget total, à moins de trois ans et demi de l’ouverture des Jeux.

Le programme sportif s’est également étoffé. Le ski alpinisme est désormais inscrit comme sport additionnel, avec de nouvelles épreuves individuelles, tandis que le freeride rejoint les Jeux comme discipline du ski et du snowboard. Plusieurs nouvelles épreuves apparaissent également en patinage artistique, patinage de vitesse, ski acrobatique, snowboard, saut à ski et biathlon.

Ces ajouts génèrent des dépenses opérationnelles supplémentaires, mais doivent également produire des recettes supplémentaires en billetterie et en hospitalités.

Le deuxième budget ne met donc pas fin aux ajustements financiers. Les dépenses devront encore être précisées à mesure que les sites, contrats et besoins opérationnels seront définitivement arrêtés. Pour Lyon, le transfert du pôle glace fait désormais de la métropole l’un des principaux pôles des Jeux de 2030, avec plusieurs équipements majeurs mobilisés à Décines, Chassieu et dans la ville-centre.