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Amoéba, greentech installée à Chassieu, a obtenu de l’ANSES l’autorisation de mise sur le marché (AMM) de son biofongicide AXPERA en France. Une étape commerciale décisive pour cette société cotée qui mise depuis plus de quinze ans sur une amibe pour réduire le recours aux fongicides chimiques et au cuivre dans les champs et les vignes.

Quinze ans de R&D validés par une homologation

AXPERA est un produit de biocontrôle dérivé du lysat de l’amibe Willaertia magna C2c Maky, une souche que l’entreprise est la seule à exploiter industriellement. Classé à faible risque, utilisable en agriculture conventionnelle comme biologique, il cible le mildiou sur la vigne et les cultures légumières. L’homologation française intervient après l’approbation de la substance active par la Commission européenne en 2025, qui a ouvert la voie aux autorisations nationales. Pour Amoéba, longtemps cantonnée à des essais et à des autorisations temporaires, l’AMM transforme une promesse scientifique en un produit réellement commercialisable sur le marché français.

Un marché tiré par la sortie du cuivre

L’intérêt de cette homologation se mesure à l’aune de la demande. Les viticulteurs cherchent à réduire le cuivre, principal fongicide autorisé en bio mais dont l’usage est encadré pour ses effets sur les sols, tandis que les fongicides de synthèse subissent la pression des résistances et de la réglementation. AXPERA est précisément positionné comme un levier de réduction du cuivre. Pour une région viticole et maraîchère comme Auvergne-Rhône-Alpes, du Beaujolais à la vallée du Rhône, l’arrivée d’une alternative de biocontrôle a un débouché immédiat. Pour Amoéba, cotée sur Euronext Growth et longtemps déficitaire au stade de la recherche, c’est la perspective d’un premier chiffre d’affaires significatif en France.