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charte des 1000 insertion

Mercredi, la Charte des 1 000 du Grand Lyon a accueilli sa millième entreprise signataire avec Samsom Régulation, basée à Vaulx-en-Velin. Comme des centaines d’autres sociétés locales, Samson Régulation s’engage de cette façon à mettre l’insertion au cœur de sa stratégie de recrutement. Une volonté politique portée à la fois par l’Etat et le Grand Lyon qui ont uni leurs programmes d’insertion sous la bannière de la Charte des 1 000 pour l’insertion et l’emploi.

Et de mille signataires pour la Charte des 1000 entreprises pour l’insertion

Elle n’aura jamais aussi bien porté son nom. Depuis mercredi, la Charte des 1000 entreprises pour l’insertion et l’emploi compte mille entreprises signataires.

La société allemande Samson Régulation, basée à Vaulx-en-Velin, a en effet rejoint le club de plus en plus ouvert des employeurs du territoire à s’engager pour l’insertion.

“Nous avons tout de suite été à l’aise avec les principes de cette charte”, a expliqué Stéphane Deschamps, directeur général de Samson Régulation. “Cela nous paraissait important de nous engager en faveur de l’insertion, nous qui sommes implantés depuis 1972 sur le territoire lyonnais”, a-t-il ajouté.

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Stéphane Deschamps, directeur général de Samson Régulation, a présenté son entreprise aux élus, dont la maire de Vaulx-en-Velin Hélène Geoffroy.

Initiée en 2016, la Charte des 1000 n’a pas toujours porté ce nom-là. D’abord celle des 100, puis des 300, son succès fulgurant a poussé la Métropole à créer la Maison Métropolitaine d’Insertion pour l’Emploi (MMIE) l’an dernier.

Depuis le 26 mars 2019, c’est cette dernière qui pilote le dispositif, sous l’égide de son directeur Vincent Beley.

“Depuis que la Charte est en place, ce sont 2 500 personnes qui ont été recrutées”, détaille d’ailleurs ce dernier. Par ailleurs, près de 667 actions ont été réalisées en 2019, ainsi que 419 simulations d’entretien de recrutement et 107 rencontres métiers et visites d’entreprises.

Des engagements marqués pour l’insertion

Mais concrètement, à quoi va bien pouvoir s’engager à présent Samson Régulation en signant la Charte ? “On s’engage à parrainer des tuteurs pour les demandeurs d’emploi, à participer à des actions innovantes de retour à l’emploi et à développer les stages de 3e”, se projette Stéphane Deschamps.

Dans le détail, la Charte s’articulera autour de cinq axes majeurs : “recruter autrement”, “contribuer à l’accès à l’emploi”, “faire connaître les métiers”, “soutenir les acteurs de l’insertion du territoire” et “s’investir dans une dynamique locale pour l’emploi.”

A l’occasion de cette signature, plusieurs entrepreneurs qui ont mené des actions dans le cadre de la Charte sont intervenus. C’est le cas de Didier Loffreda, PDG de LORGE Imprimeurs.

Didier Loffreda, PDG de LORGE Imprimeurs, a notamment recruté après des rencontres d’insertion des bénéficiaires du RSA.

“Nous avons un métier de niche avec des difficultés de recrutement et de formation”, partage-t-il. “On a effectué un recrutement sans CV suite à la visite de bénéficiaires du RSA. Certains ont besoin qu’on leur donne leur chance”, poursuit-il.

Des jeunes bien souvent issus de quartiers prioritaires et éloignés du marché du travail. “En tendant la main à ces gamins dénigrés, qui n’ont peut-être pas été compris, on se rend compte qu’ils sont loin des clichés et ont des idées”, souligne de son côté Guillaume Targe, qui dirige la miroiterie TARGE, signataire de la Charte des 1000.

Paqte et Club inclusion : tous sous la bannière de la Charte des 1000

Si la Charte des 1 000 pour l’insertion devrait accueillir à l’avenir encore plus de signataires, son nom ne bougera plus. “C’est un label que l’on va garder car ce nom est reconnu des entreprises à présent”, se félicite Gilles Pillon, membre de la commission Développement économique, numérique, insertion et emploi au Grand Lyon.

Un dispositif dont le succès à amené les différents acteurs de l’insertion à se concerter pour se réunir en une seule et même entité. Le “Paqte”, qui valorise les stages de 3ème en réseau prioritaire, et le Club inclusion, deux programmes portés par l’Etat, vont intégrer la Charte sur le territoire lyonnais en 2020

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Une façon de réunir sous une seule et même bannière tout ce que l’insertion pour l’emploi fait de mieux à Lyon. Aujourd’hui, la MMIE, groupement d’intérêt public, compte 27 membres, parmi lesquels la Métropole, l’Etat, Pôle Emploi, la Ville de Lyon, la Région AURA et d’autres communes de l’agglomération.

Cofinancée par le Fonds social européen, la MMIE compte poursuivre ses orientations. “On s’aperçoit de plus en plus que la charte correspond à un besoin des entreprises”, précise le préfet du Rhône Emmanuel Aubry.

“Il est important de développer une action pour aller chercher les personnes qui jusqu’ici n’étaient pas dans le champ de vision des entreprises”, conclut-il.

Pour ce faire, Etat, Métropole et MMIE s’engagent à accompagner les entreprises signataires pour les aider à tenir leurs engagements.