Toute l’actualité Lyon Entreprises

La Fédération du Bâtiment (FFB) vient de faire paraître ses « chiffres clés 2017 du Bâtiment en Auvergne-Rhône-Alpes » (illustration), toujours instructifs.

On y apprend ainsi, à l’heure de la révolte des « gilets jaunes » pour cause de fiscalité écologique et de la COP24 en Pologne, que non seulement le marché de la rénovation énergétique ne décollait pas vraiment, ce qui ne constitue pas une surprise, mais que pire encore, il baisse !

Ainsi, en volume, l’activité diminue de 0,5 % au 3ème trimestre 2018, par rapport au 3ème trimestre 2017 ; et ce, malgré les annonces effectuées des derniers mois sur la prime Hulot, puis sur le CITE (le Crédit d’Impôt pour la Transformation Energétique).

C’est pourquoi, la FFB Auvergne-Rhône-Alpes « tient à rappeler l’importance de maintenir un soutien à la primo-accession et la rénovation énergétique sur l’ensemble des territoires. De même, la lutte contre la concurrence déloyale et le travail illégal demeure essentielle pour préserver l’économie et l’emploi des territoires. »

On apprend également, à travers ces chiffres que l’activité du Bâtiment en Auvergne-Rhône-Alpes représente un chiffre d’affaires de 16,9 milliards d’euros HT.

Composée de 56 235 entreprises, le secteur emploie 137 532 salariés, soit environ 8 % des actifs de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Net essoufflement du logement neuf

« L’activité a retrouvé un niveau correct mais la prudence reste de mise », précise la FFB.

 En effet, selon les derniers chiffres de conjoncture, le volume se maintient uniquement grâce à l’activité des bâtiments non résidentiels.

 Pour la Fédération du Bâtiment, « trois phénomènes appellent plus particulièrement à la vigilance : une grande disparité entre départements ; L’Allier, le Cantal et l’Ain, souffrent particulièrement ; le Rhône et la Haute-Savoie qui étaient, jusqu’à présent, bien orientés, sont maintenant en baisse ; enfin, les autres départements qui étaient plutôt en retard, connaissent une meilleure orientation. »

 Autre confirmation contenue dans ces chiffres : l’essoufflement du logement neuf avec un nouveau recul sur les mises en ventes de -16 % dans le collectif et de -36 % dans l’individuel.