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Difficultés en Europe pour la reconnaissance de ses biocides contre les Légionnelles, mais bonnes nouvelles aux Etats-Unis : résultat, l’action de la société lyonnaise a fortement grimpé.

 Ainsi, Amoéba s’envole de près de 58 % à 5,66 euros, dopé par les résultats positifs d’efficacité du premier test industriel réalisé aux Etats-Unis. Ce test industriel s’est déroulé auprès d’un fabricant mondial d’emballages pour l’industrie agroalimentaire basé en Illinois, en collaboration avec Earthwise, partenaire historique d’Amoéba aux Etats-Unis.

 Le biocide biologique Biomeba a été injecté dans le circuit de refroidissement pendant huit mois en remplacement du traitement chimique à base de chlore. Earthwise a fourni le support technique sur site y compris le suivi hebdomadaire des analyses des divers tests biologiques dont la Légionelle.

 Les résultats montrent un niveau d’efficacité du “Biomeba” très supérieur au traitement chimique précédemment utilisé : en effet, les mesures ont démontré une diminution d’un facteur 5 de l’encrassement biologique à l’intérieur du circuit. Par ailleurs, les analyses révèlent une réduction de la flore bactérienne totale d’un facteur 100 et une maitrise totale de la bactérie légionelle.

 « Les résultats de ce premier test industriel avec le biocide biologique sont encourageants. Le contrôle de la Légionelle et de la croissance microbiologique dans le circuit, sans avoir recours à des biocides toxiques dangereux, présente une opportunité pour une approche environnementale solide et durable de nos programmes du traitement de l’eau », affirme ainsi Robert Miller, Président d’Earthwise.

 Le cours de Bourse d’Améba vie ainsi au rythme de ce qu’il est pourtant difficile d’appeler des montagnes russes : on se souvient que 26 avril dernier, le spécialiste lyonnais du traitement de l’eau a révélé que l’Agence européenne des produits chimiques n’approuvait pas son produit, entrainant une forte baisse de l’action.

 Elle remonte maintenant ;  tout en restant en retrait de près de 60 % depuis le début de l’année : on comprend dès lors mieux pourquoi le groupe menace de quitter Lyon pour s’installer aux Etats-Unis…