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La Région Auvergne-Rhône-Alpes et son président Laurent Wauquiez ont eu le nez creux en faisant de la baisse des charges de fonctionnement l’alpha et l’oméga de leur politique budgétaire.

En prenant les commandes, le nouvel exécutif avait annoncé une baisse de 300 millions d’euros de ses charges de fonctionnement au cours du mandat. Ce sera encore le cas l’année prochaine, le budget primitif 2018 de la région Auvergne-Rhône-Alpes prévoyant de continuer les économies de fonctionnement à hauteur de 52 millions d’euros.

Or, dans le même temps, les baisses de dotation émanant de l’Etat vont se poursuivre. « Le contexte va empirer l’année prochaine puisque l’ensemble des mesures prises par l’Etat vont représenter pour la Région, un manque à gagner de 90 millions d’euros. Pire encore que la situation constatée en 2017, marquée par une baisse des dotations de 62 millions d’euros », constate Thierry Kovacs, conseiller régional et président de la commission des Finances de la Région.

Il faut savoir que sur les 3,7 milliards d’euros que représentent le budget 2018, 2,5 milliards sont consacrés au fonctionnement

Grâce à la baisse du budget de fonctionnement, les dépenses d’investissements se hisseront l’année prochaine au niveau record du milliard d’euros (+ 46 millions d’euros), hors remboursement de la dette. « Ce qui, selon Thierry Kovacs, va permettre de répondre aux besoins à la fois des entreprises et des collectivités. »

L’opposition (PS, PRG, notamment) estime que cette politique du rabot s’est faite au détriment de la formation professionnelle et des emplois régionaux qui en font particulièrement les frais.

Reste que cette politique d’investissement devrait se révéler favorable au développement économique et notamment au BTP, à travers le « Plan Marshall » lancé en destination des lycées, une compétence régionale.