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CHOVET ouvre son capital aux salariés pour accélérer jusqu’en 2030

La société d’ingénierie industrielle CHOVET, basée à Villeurbanne, fait évoluer son actionnariat en associant largement ses salariés à son capital dans le cadre d’un rachat par l’équipe dirigeante avec effet de levier (LMBO). Après une croissance de plus de 20 % entre 2023 et 2025, l’entreprise veut accélérer à l’international et se positionner sur de nouveaux marchés comme le lithium, les terres rares ou le recyclage.

Les salariés associés à une nouvelle étape capitalistique

Créée en 1963, CHOVET a connu plusieurs changements d’actionnaires avant de retrouver son indépendance en 2022 à l’occasion d’un premier LMBO. Georges Sontag, qui accompagnait l’entreprise depuis plus de trente ans, cède désormais ses parts et Damien Michel devient président-directeur général. La nouvelle organisation du capital doit permettre aux collaborateurs de participer plus directement au projet entrepreneurial et à la création de valeur.

La société ne précise ni le montant de l’opération ni la part exacte détenue par les salariés. Elle présente néanmoins ce changement de gouvernance comme un moyen de préserver son indépendance tout en accompagnant une phase de développement plus offensive en France et à l’étranger.

Cette évolution intervient après deux années de croissance soutenue. CHOVET indique avoir enregistré plus de 20 % de progression de son chiffre d’affaires entre 2023 et 2025. La décarbonation représente désormais 74 % des projets accompagnés et concentre 80 % des dépenses d’investissement engagées par ses clients sur les projets suivis.

« Notre nouvelle gouvernance porte une grande conviction : la transition industrielle se construit collectivement », résume Damien Michel, président-directeur général de CHOVET.

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Lithium, terres rares et recyclage dans le viseur

Historiquement positionnée sur le verre, le ciment, la chaux, les matériaux de construction et les minerais, CHOVET veut profiter des investissements industriels liés à la baisse des émissions, à l’électrification des procédés et à l’évolution des matières premières.

À horizon 2030, l’entreprise prévoit ainsi d’étendre progressivement ses compétences aux procédés liés au lithium et aux terres rares, à la production et au stockage d’énergie industrielle, au recyclage des effluents ainsi qu’à la réutilisation des déchets industriels comme matières premières.

Cette diversification s’accompagne déjà d’une évolution des recrutements. CHOVET indique avoir intégré depuis plusieurs années des profils issus d’autres univers industriels, notamment du pétrole et du gaz, dont les compétences peuvent être transférées vers les nouveaux procédés nécessaires à la transition industrielle.

L’international constitue l’autre axe de croissance. Dès l’automne 2026, les équipes participeront à plusieurs rendez-vous professionnels à Genève, Düsseldorf, Dublin et Paris, avant une présence annoncée à Bruxelles en mars 2027 lors de Global FutureCem, consacré à la décarbonation de l’industrie cimentière.

Basée à Villeurbanne, CHOVET entend ainsi utiliser sa nouvelle structure capitalistique comme levier pour élargir ses marchés sans abandonner ses métiers historiques, avec un positionnement désormais centré sur la transformation des procédés industriels lourds et leur décarbonation.