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Lorsque l’on regarde les chiffres du chômage en France, on se base le plus souvent sur ceux de l’Hexagone, en incluant souvent l’outre-mer. Là, c’est indiscutable, le chômage de masse sévit encore avec un taux de chômage beaucoup trop élevé de 9,1 %. Un fléau.

 Mais il suffit d’accentuer la focale et de regarder ces mêmes chiffres avec une vision régionale pour voir l’emploi avec des lunettes un peu plus roses.

 En témoignent les taux du chômage du dernier trimestre que vient de divulguer l’Insee.

D’abord, la région Auvergne-Rhône-Alpes à cet égard se porte nettement mieux que l’Hexagone en affichant un chômage inférieur de 1,2 %, avec un taux de chômage de 7,9 %, ce qui représente des dizaines de milliers de salariés en moins au chômage.

 Et si, on observe la situation département par département, on constate même que cinq départements de la région sur douze se rapprochent du plein emploi. Un plein-emploi que les économistes situent dans notre pays à 4/5 %.

 Or, un département est à la porte de ce taux rêvé : le Rhône, stricto sensu sans la Métropole qui affiche le deuxième plus bas taux de chômage de la région avec 5,7 % !

 Le premier a pour cadre un département très rural, le Cantal : 5,5 %.

 Trois autres départements se rapprochent de ce Graal : l’Ain et la Haute-Savoie (6,6 %) et la Savoie (6,7 %).

 Certes, on objectera qu’il s’agit de départements qui bénéficient de conditions très particulières : le travail frontalier pour les deux Savoies, un espace très agricole pour le Cantal ou le fait qu’il s’agit de zones résidentielles où habitent des salariés travaillant dans d’autres départements ou la Métropole de Lyon pour le Rhône ou l’Ain.

 En lanternes rouges : la Drôme et l’Ardèche avec 10,1 % chacune de taux de chômage.

 Mais ces chiffres illustrent aussi la preuve que le chômage de masse n’est pas une fatalité, puisque déjà certains départements en sont exonérés, ou pas loin…