Toute l’actualité Lyon Entreprises

On ne connaît pas encore le jour précis d’ouverture de la Cité internationale de la gastronomie selon sa dénomination complète. Seule certitude : le dernier équipement du Grand Hôtel-Dieu sera inauguré à la mi-octobre et plus précisément pendant les vacances de la Toussaint. En revanche, en sait un peu plus sur son contenu. Première visite guidée.

Actuellement la Cité de la Gastronomie qui se vit en pièce-maîtresse de l’animation du Grand-Hôtel Dieu à Lyon résonne encore des coups de marteau des installateurs ou des scies des ébénistes à l’œuvre

Organisé sur deux niveaux, ce site abritera à la fois des expositions et des animations culturelles et pédagogiques ; mais encore, de nombreuses démonstrations et animations culinaires réalisées par des grands chefs.

La Cité a un patron : c’est Florent Bonnetain qui en est le directeur : ce musicien et chef d’orchestre dirigeait auparavant à Lyon Cap’Com, une association qui met en réseau les professionnels, les élus, les étudiants.

C’est une tout autre tâche que ce chef d’orchestre devra conduire et harmoniser.

Cette Cité de 4 000 mètres carrés aura en effet différents rôles : sur le thème nutrition et santé, elle aura pour tâche de former et d’informer le public sur un thème actuellement très médiatisé. Une mini-cuisine à l’échelle d’enfants devrait participer à ce rôle.

Une salle et un piano Paul Bocuse

La Cité aura aussi pour rôle de mettre en scène la gastronomie lyonnaise à travers ses plus grands chefs, Paul Bocuse-une salle porte son nom, bien sûr-on y trouvera son avant-dernier piano, d’une tonne- et toutes les « Mères » lyonnaises.

La partie la plus spectaculaire sera le « Dôme des quatre rangs », avec un ancien autel posée au centre et surmontée d’une sculpture comprenant une assiette et treize cuillères. Rien à voir avec la Cène : c’est le rappel qu’à l’époque, à l’Hôtel-Dieu, sur 14 patients on réussissait à en soigner 13, par la médecine, la nourriture et la religion… Un exploit à l’époque.

Un total de 130 objets récoltés dans des collections privées ou publiques permettra au visiteur de pénétrer au sein de l’histoire de la gastronomie : ce sera la collection permanente.

A côté de cette exposition phare, des salles entraîneront les visiteurs vers d’autres expériences.

Une salle sera ainsi dédiée au banquet, une autre au repas. On trouvera dans une autre un atlas gastronomique.

L’histoire du Grand Hôtel Dieu sera abordée par le prisme de la santé et de l’alimentation : on y trouvera la pharmacie de l’ancien établissement de santé avec tous ses pots en porcelaine.

Enfin, le dernier étage sera réservé aux chefs qui auront carte blanche pour démontrer leur savoir faire et proposer des dégustations tout au long de l’année.

Selon le directeur, le budget de fonctionnement de la « Cité » sera de 5 à 6 millions d’euros par an.

Sous réserve de voir toute la muséographie achevée, ce que l’on a pu voir pour l’instant ne laisse pas augurer d’un souffle muséographie d’une créativité décoiffante. Mais attendons de voir le musée dans sa forme définitive pour porter un jugement définitif. D’autant que selon se promoteurs, la Métropole Lyonnaise et les onze entreprises mécènes, de nombreuses animations, devraient se produire tout au long de l’année au sein de cette Cité de la Gastronomie.

La première à voir le jour en France

Ce site pourrait ainsi attirer jusqu’à 300 000 visiteurs par an.

Le tarif d’entrée est fixé à 12 euros pour les adultes et 8 euros pour les enfants. Une somme dont il faudra doubler le montant si l’on veut aussi déguster. Relativement cher donc, mais, il est vrai qu’il serait dommage de visiter un musée de la gastronomie sans faire fonctionner ses papilles.

Ce serait visiter un musée du cinéma sans voir un seul film…

A noter que des quatre Cités de la Gastronomie destinées à voir le jour en France (outre Lyon, Dijon, Rungis et Tours), celle du Grand-Hôtel Dieu sera, d’ici quelques semaine, la première à ouvrir ses portes…