Emploi en Auvergne-Rhône-Alpes : une légère baisse, mais une dynamique contrastée
Au premier trimestre 2026, le nombre de demandeurs d’emploi en Auvergne-Rhône-Alpes recule légèrement. Derrière cette stabilité apparente, les évolutions diffèrent selon les profils et les territoires, dans un contexte encore marqué par la réforme du plein emploi.
Une baisse modérée du chômage portée par certaines catégories
La région compte 634 340 personnes inscrites à France Travail en catégories A, B et C au premier trimestre 2026. Cela représente une diminution de 0,4 % sur trois mois, un rythme proche de la tendance nationale. Sur un an, la situation reste globalement stable avec une légère hausse de 0,1 %.
Dans le détail, les demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) sont en recul, avec une baisse de 1,2 % sur le trimestre et de 2,6 % sur un an. À l’inverse, les catégories B et C progressent, traduisant une augmentation des situations d’activité réduite. Ce basculement confirme une transformation progressive du marché du travail, où les parcours deviennent plus fragmentés.
Autre signal notable, le nombre de jeunes de moins de 25 ans inscrits diminue sur un an de 2,2 %, ce qui constitue l’un des rares indicateurs orientés nettement à la baisse.
Des écarts territoriaux et l’effet persistant de la réforme du plein emploi
La dynamique reste toutefois hétérogène selon les territoires. Sur un an, la demande d’emploi progresse dans six départements, dont le Rhône avec une hausse de 1,7 %, tandis qu’elle recule dans les autres, avec une baisse plus marquée dans l’Allier.
Ces évolutions s’inscrivent encore dans le prolongement de la loi pour le plein emploi, qui a élargi le périmètre des inscrits à France Travail, notamment aux bénéficiaires du RSA et aux jeunes en insertion. Si l’effet de cette réforme tend à s’atténuer, il continue de peser sur la lecture des statistiques.
En excluant ces publics, la demande d’emploi recule davantage sur le trimestre, de 0,9 %, ce qui traduit une amélioration plus nette du marché du travail sous-jacent.
Enfin, la structure même des inscrits évolue avec l’apparition de nouvelles catégories. Près de 32 750 personnes sont désormais en accompagnement social et plus de 60 000 en attente d’orientation, illustrant une transformation progressive des politiques d’emploi vers un suivi plus large des publics.
Dans ce contexte, la baisse du chômage reste réelle mais fragile, et dépend largement des effets de structure liés aux réformes en cours autant que de la conjoncture économique.
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