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Amers lendemains de fête.. Outre les affaires de corruption, qui ont conduit à l’arrestation du président comité olympique brésilien, Carlos Nuzman en novembre, ce sont les fournisseurs qui ont bien du mal à se faire payer par le Comité organisateur des JO de Rio en 2016.

A telle enseigne que le leader européen de l’événementiel, le Lyonnais GL events, qui réclame des impayés de l’ordre de 52 millions de reals (soit environ 14 millions d’euros), a, il y a peu engagé des poursuites judiciaires contre le Comité Rio-2016.

« Nous avons engagé une procédure judiciaire contre le comité organisateur pour qu’il paie ses dettes », a ainsi affirmé à notre confrère Les Echos, Arthur Repsold, président de la filiale de GL events au Brésil.

Et ce dernier d’ajouter à l’intention du quotidien de l’économie : « Nous irons jusqu’au bout. Le comité reconnaît l’existence de cette dette, mais affirme ne pas être en mesure de la payer ». 

En juin dernier, l’avocat du comité avait déjà reconnu que les dettes de Rio-2016 s’élevaient à 160 millions de reals, et seraient « impayables ».

Selon GL events, le Comité international olympique (CIO) dispose pourtant de garanties juridiques pour que les pouvoirs publics locaux règlent les éventuels déficits. Or le CIO ne semble pas disposé à faire jouer ces clauses de garanties. Sauf à lui mettre la pression.

Car le groupe lyonnais en première ligne des fournisseurs non réglés.

Propriétaire de certains sites de compétition, comme le Rio Centro, la société d’Olivier Ginon a également fourni pendant les Jeux Olympiques des installations temporaires, ainsi que des services de restauration.