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H 7 qui a coûté 11,7 millions d’investissement, promet beaucoup : on a pu s’en rendre compte lors de son inauguration très « hype ». Mais des promesses à la réalité n’y aura-t-il pas un fossé ? Le lieu totem de la french tech lyonnaise a en tout cas réussi à agréger de nouveaux et solides  parrains. Il va falloir désormais que les synergies fonctionnent à plein…

L’innovation qu’est chargée de promouvoir H7 (*), le nouveau lieu totem de Lyon French Tech a vu sa concrétisation lors de son inauguration officielle.

Plus de mille personnes invitées, mais les élus dont Gérard Collomb,  David Kimelfeld ou Etienne Blanc pour la Région, qui, certainement très frustrés, n’ont eu le droit qu’à répondre à quelques questions. Pas de discours lénifiants.

Les vrais vedettes étaient les start-up et les partenaires de ce nouveau lieu qui se veut le chaudron de l’innovation lyonnaise. C’est  de la mise en œuvre des synergies qui se produiront ou non entre tout ce petit monde-déjà 350 personnes- que l’on pourra dire ou non si ce H7 est une réussite.

H 7 est en effet un lieu parfaitement hybride.

Un lieu d’événementiel

C’est un lieu d’événementiel apte à accueillir plus d’un millier de personnes à la fois dans un espace fermé et un espace ouvert. Un espace qui est de surcroît doté de son propre food court qui  lui aussi fonctionne en mode start-up.

Mais la vraie originalité de H7 est d’accueillir des start-up à un stade où en général elles volent déjà de leurs propres ailes. Œuvrant pour la plupart dans le secteur B to B (Business to Business), elles sont en phase de maturité,  sont dotées d’un produit ou d’un service et déjà un peu de chiffre d’affaires qu’il s’agit de faire s’envoler.

Le premier appel à projet a permis d’en sélectionner quarante-deux.

Un deuxième appel à projet est lancé. Quarante start-up supplémentaires vont au cours des semaines à venir intégrer le site de la Confluence.

L’idée de ses animateurs est d’en faire un site de brassage, en plus du fameux effet cafétéria, elles se frottent à tous les partenaires dont elles peuvent avoir besoin. En matière de financement, de compétences.

Experts et helpers

Pour accompagner les jeunes pousses, l’équipe dirigeante constituée de Cédric Denoyel, Pdg et Marie Esquisse, directrice, ont mis en place tout un panel  d’experts et de « helpers ». C’est également, le rôle des partenaires : Crédit Mutuel pour le financement, Apicil, OnlyLyon pour l’international, etc.

On y trouve aussi l’école de codage Simplon, ou l’équipe d’Intelligence Artificielle de Microsoft.

Reste à faire en sorte que tous ces acteurs présents pour doper au maximum l’innovation cohabitent harmonieusement et surtout, créent de  la valeur à la manière d’un réacteur chimique dans lequel plusieurs ingrédients se fondent pour produire un matériau nouveau.

Séduisant sur le papier, le modèle va-t-il se révéler efficace au quotidien ? Certains au sein de l’écosystème numérique lyonnais en doutent. On le saura bientôt.

En tout cas, seule certitude, le numérique lyonnais s’est doté d’une belle vitrine,  bien visible et plutôt fun ; et c’est déjà pas si mal.

Son autre-et principal- challenge sera de rayonner au-delà de l’écosystème numérique lyonnais. Et pour ce faire, ses animateurs vont devoir  mettre en œuvre leur savoir-faire…

Il s’agit désormais de quitter l’entre-soi pour partir à l’assaut de l’Europe, voire plus ; pas le plus facile…

(*)  La Métropole de Lyon et la région ont financé la rénovation de la Halle Girard devenue H7 pour un montant de 11,7 millions d’euros. En échange d’un loyer annuel de 350 000 euros, les lieux ont été confiés à un consortium composé du Groupe SOS, spécialisé dans “l’entrepreneuriat social” (51 %), l’entreprise culturelle lyonnaise Arty Farty (44 %) et l’accélérateur pour start-ups, Axeleo (5 %).