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Cette table qui a dans un lointain passé a affiché pendant trente ans trois étoiles a vu passer au bord du lac d’Annecy, de grands capitaines d’industrie et de nombreuses têtes couronnées : « le Père Bise » à Talloires.

Elle avait perdu son aura, lorsque Jean Sulpice, chef deux fois étoilé à Val Thorens l’a rachetée en 2016 avec l’ambition affichée de la propulser à nouveau dans le gotha des plus grandes maisons, à l’aune de sa riche histoire. Elle a rouvert en mai.

Jean Sulpice vient d’effectuer un premier pas dans cette direction puisqu’il vient d’être sacré «cuisinier de l’année» par le guide Gault et Millau, dans l’édition 2018, à l’occasion de la sortie de son guide..

«  Je croyais que ça n’arrivait qu’aux autres ! », a confié à l’AFP Jean Sulpice, en apprenant qu’il venait d’être sacré cuisinier de l’année 2018. 

Pour lui, obtenir la même récompense que son mentor Marc Veyrat, qu’Alain Chapel, Bernard Loiseau ou encore Yannick Alléno, relevait du miracle.

Jean Sulpice a commencé à faire parler de lui alors qu’il n’avait que 24 ans : crânement, il décide d’ouvrir un restaurant gastronomique à Val Thorens, à 2 300 mètres d’altitude. Tout les professionnels crient au fou.

Il cuisine d’abord des plats pour skieurs pressés, puis monte peu à peu en gamme en proposant une cuisine de plus en plus sophistiquée. Il décroche en 2006 sa première étoile au guide Michelin. La deuxième étoile lui est décernée quatre ans plus tard.

« Le Père Bise » qu’il dirige désormais est actuellement doté d’une étoile. Combien de temps Jean Sulpice mettra pour le mener au paradis des étoilés ? Pas trop, sans doute. C’est un homme pressé…