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Une vraie engeance écologique. La terre est envahie par les mégots de cigarette.

 Non seulement les filtres de cigarettes sont légions, mais leur élimination n’est pas réglementée à l’échelle de la planète.

En conséquence, une grande partie finit dans les mers et océans.

Or, les filtres à cigarettes se dégradent très lentement – un à deux ans en moyenne. Et l’un de ses composants, l’acétate de cellulose, est un plastique qui met plus de dix ans à se décomposer !

Selon l’association «  Cigarette Butt Pollution Projet », la majorité des 5 600 milliards de cigarettes fabriquées chaque année sont dotés de ces filtres, et les deux tiers finissent dans la nature.

Si l’on ajoute à cela le fait qu’un seul mégot peut polluer jusqu’à 500 litres d’eau, l’ampleur du désastre est évidente. Autre exemple inquiétant, le mégot est le détritus le plus répandu sur les plages du monde !

Face à ce constat, EcoMégot, une start-up a décidé de réagir. Elle vient de débarquer à Lyon, et a commencé à prendre des contacts à l’occasion du salon Pollutec de Lyon-Eurexpo en novembre dernier.

 Elle propose une solution complète, professionnelle et locale de sensibilisation, collecte et valorisation de mégots de cigarettes pour les acteurs privés comme publics.

 Cette structure issue de l’économie sociale et solidaire dépollue les villes, le milieu naturel (littoral, montagne), les entreprises, campus, événement, … des mégots de cigarettes tout en créant de l’emploi local pour les personnes qui en sont éloignées.

 Quels sont ses moyens d’action ? Son idée est de poser des bornes de recyclage EcoMégot dans les villes.

 Les mégots collectés sont ensuite transformés et recyclés en différents produits : le tabac restant dans le mégot est transformé en sol notamment dans les golfs, le papier du filtre est transformé en papier d’emballage, etc.

 En 2018, la société a choisi de développer son concept à Lyon en collaboration avec les équipes de l’Aderly (Agence de développement économique de la région de Lyon), notamment pour la recherche de financements, la recherche d’un atelier et de bureaux, le recrutement de salariés, ou la mise en réseau avec les acteurs de la Métropole de Lyon comme le Sytral.

 Encore faut-il que les fumeurs jouent le jeu. Le développement de cette start-up passe donc par un intense travail de sensibilisation…