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Le grand oral de François-Noël Buffet devant le Medef : « oui à l’Anneau des Sciences, mais avec des aménagements… »

Assurément, l’Anneau des Sciences qui doit boucler le périphérique lyonnais est au cœur de cette campagne électorale. Le candidat de droite (LR), François-Noël Buffet a, le concernant, une approche différente des autres candidats. Il y est favorable, mais estime qu’ayant été pensé il y a près de 30 ans, il ne correspond plus aux besoins d’aujourd’hui. Il a également promis aux membres du Medef, 2 milliards d’investissement en plus entre 2020 et 2026.

François-Noël Buffet n’est pas le plus connu des candidats en lice pour la présidence de la Métropole. Celui qui est actuellement maire d’Oullins, réélu en 2014, a ainsi commencé son grand oral, le mercredi 4 décembre, en retraçant son parcours politique.

Cet avocat de 56 ans est actuellement sénateur. Il a été aussi vice-président chargé de la voirie et des ouvrages d’art sous Raymond Barre. Il connaît donc bien le dossier des mobilités au sein de la Métropole, un des thèmes imposés par le Medef pour ce grand oral, ce qui constitue un de ses thèmes de prédilection.

D’où une approche différentes de celle de Gérard Collomb (“oui à l’Anneau des Sciences, et vite”) ou de David Kimelfeld qui, lui, le rejette aux Calendes grecques.

Anneau des Sciences : oui, mais

Il dit oui à l’Anneau des Sciences, mais à une condition : « La difficulté, lorsque l’on regarde ce projet en face est qu’il a été conçu en 1990. Or, nous sommes en 2019 et la Métropole qui a repris le projet n’a pas fait évoluer le projet. »

Pour lui, « Oui, l’Anneau des Sciences doit se faire, mais à condition de faire évoluer le projet et notamment l’échangeur de Saint-Genis-Laval : c’est là où l’on aura le plus de difficultés. »

Pour le candidat LR, « Oui il faut le faire,on n’a pas le choix, mais il faut se donner le temps de remanier le projet. »

Quant au Grand Contournement Ouest de Lyon, il y est aussi favorable, mais plus au Sud, à hauteur de Vienne.

Des bateaux mouches

Autres mesures concrètes proposées par le candidat Buffet : « le prolongement de la ligne A jusqu’à Craponne, le développement de navettes fluviales types bateaux mouches pour desservir le Val-de-Saône, la création d’un réseau de bus circulaire autour de la Métropole, la réalisation d’un RER à la lyonnaise avec la Région. »

Et d’ajouter : «  Et puis, évidemment, la Métropole devra aussi investir rapidement sur certaines infrastructures existantes. Je pense notamment au Tunnel des Deux Amants qui, avec deux voies, fluidifierait déjà fortement le trafic dans ce secteur ».

« Trop d’inégalités »

Avec 150 000 habitants de plus d’ici 2030, François-Noël Buffet considère que les élus doivent intégrer la notion de « parcours résidentiel complet ».

Selon lui, « trop d’inégalités persistent en matière de logement, la Métropole doit mettre en place un outil de maîtrise foncière. Nous devons déconnecter le prix du foncier du prix de l’acquisition. Sans cela, le coût au m2 ne cessera d’augmenter »,  argumente le candidat.

« Végétaliser massivement »

En ce qui concerne l’aménagement urbain, il est comme les autres candidats pour le verdissement :  « Je crois qu’il faut repenser l’espace public. La minéralisation, c’est bien mais il est indispensable aujourd’hui de végétaliser massivement. Tout cela contribue à l’attractivité de notre Métropole. Comment attirer durablement si nous ne tenons pas compte de l’urgence climatique. Demain, une ville où il fera bon vivre sera une ville dans laquelle les aménagements végétaux contiendront les montées en température ».

Pour une nouvelle gouvernance

Il entend également s’il est élu changer la gouvernance de la Métropole.

« L’un des éléments fondateurs de mon programme est la nouvelle gouvernance que je veux impulser. Il s’agit de travailler efficacement avec les 59 futurs maires de la Métropole de Lyon. N’oublions pas que certains ne seront pas élus dans la nouvelle assemblée et je m’engage à les associer à la prise de décisions », assure-t-il.

Côté budget, il estime possible de financer des investissements en croissance. « Nous pouvons investir 2 milliards de plus sur six ans hors subventions de l’Etat ou de la Région. Clairement, la Métropole et le Sytral ont encore de bonnes capacités pour investir à fiscalité constante. Le moment est maintenant venu de construire les équipements publics qui feront les 30 prochaines années du territoire ».

Une proposition similaire faite par ailleurs par les deux autres candidats appelés à participer à ce grand oral du Medef.

Ce qui augurerait d’une mandature à la métropole assise sur l’investissement, ce qui ne peut que plaire aux chefs d’entreprise adhérents au Medef ; d’autant que s’il n’y a pas de baisse d’impôt à l’horizon chez aucun des candidats ; les hausses ne sont pas non plus à l’ordre du jour…