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Le groupe  Wessanen qui se veut plus bio que jamais (Bjorg, Bonneterre) quitte les Pays-Bas pour s’installer dans le Rhône

Le groupe hollandais Wessanen, entreprise agroalimentaire spécialisée dans la fabrication de produits issus de l’agriculture biologique  maison-mère du spécialiste des produits bio Distriborg, transfère son siège social d’Amsterdam à Saint-Genis-Laval dans le Rhône où est installée sa principale filiale. Il change de nom au passage, en devenant Ecotone, tout en choisissant le statut “d’entreprise à mission” (*).

Le groupe hollandais Wessanen, propriétaire de Bjorg, Bonneterre et Cie (mais aussi de Gayelord Hauser, AlterEco, Naturela…), a décidé de rapatrier à Saint-Genis-Laval son siège qui était jusqu’à présent implanté aux Pays-Bas.

« Zone de transition écologique entre deux écosystèmes ». Telle est la définition du mot écotone, qui est la nouvelle appellation du groupe hollandais Wessanen, la maison mère de Bjorg & Cie.

Le changement de nom de cette entreprise née aux Pays-Bas s’accompagne du transfert de son siège d’Amsterdam à Lyon, au sein des locaux de sa filiale française, soit une vingtaine de personnes.

Le groupe explique ce transfert par “un rapprochement de son marché principal où il génère 60 % de ses revenus”.

Un chiffre d’affaires de 625 millions d’euros

Désormais le chiffre d’affaires du groupe s’élève à 625 millions d’euros. En six ans, date d’arrivée à sa tête de Christophe Barnoin, il s’est beaucoup transformé pour se recentrer sur l’alimentation biologique.

Toutes les activités ne rentrant pas dans ce périmètre en Europe et aux États-Unis ont été cédées, ce qui a renforcé l’ancrage du groupe dans l’Hexagone.

Le bio représente désormais 80 % de son activité. “Nous souhaitons aller encore plus loin”, assure par ailleurs Christophe Barnoin

Son ambition est de celui de “nourrir la biodiversité.”

Pour ce faire, le statut d’”entreprise à mission” (*) a été choisi.

Porter la part du bio à 90 % du chiffre d’affaires

L’objectif de son président est, d’ici à 2030, de porter la part du bio de 80 à 90 % du chiffre d’affaires et maintenir celle de l’alimentation végétale à 95 %.

Que signifie précisément pour Christophe Barnoin “nourrir la biodiversité” ?

“L’alimentation végétale et bio est une réponse concrète à l’agriculture et l’élevage intensifs qui menacent la biodiversité. Nous allons la faire grandir en triplant d’ici 2030 les volumes des matières premières cultivées avec des pratiques dépassant le cahier des charges bio”

Il ajoute : “ Nourrir la biodiversité, cela veut dire aussi produire des aliments variés. Aujourd’hui, deux tiers de notre alimentation reposent sur seulement neuf espèces végétales, dont le blé, le riz, le soja et l’huile de palme. D’ici à 2030, deux tiers de nos produits ne contiendront aucune de celles-ci.”

Il entend également “tripler les volumes de matières premières stratégiques cultivées avec des pratiques exemplaires, dépassant le cahier des charges AB (bio, ndlr), pour faire grandir la biodiversité dans les champs, par le développement d’infrastructures agro-éecologiques, des sols sous couverts, une rotation longue des cultures…”

(*) La qualité de société à mission a été introduite par la loi PACTE pour reconnaître la possibilité aux entreprises qui le souhaitent de se doter d’une raison d’être dans leurs statuts intégrant la prise en compte des impacts sociaux, sociétaux et environnementaux de leurs activités. La finalité est de concilier la recherche de la performance économique avec la contribution à l’intérêt général.

Les principaux avantages de devenir une société à mission sont les suivants :

  • donner du sens aux activités de l’entreprise en fédérant les équipes autour d’une ambition commune (actionnaires, salariés, partenaires)
  • améliorer l’image de marque de l’entreprise en affirmant la raison d’être de l’entreprise auprès de ses parties prenantes
  • collaborer avec une pluralité d’acteurs dans le domaine de la mission que l’entreprise s’est fixée
  • améliorer la performance économique de l’entreprise grâce à l’innovation
  • se protéger contre les rachats hostiles
  • améliorer la marque employeur.

Toutes les entreprises commerciales peuvent devenir des sociétés à mission, quelle que soit leur forme juridique.

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