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Le succursaliste stéphanois Casino a vu ses ventes baisser en France en 2014, de 2,1 %

L’année 2014 ne restera pas comme une année exceptionnelle pour Casino. A l’heure des résultats, le succursaliste stéphanois accuse une baisse de ses résultats annuels 2014, plombés par la contre-performance de ses enseignes en France, dû aux baisses des prix, ainsi que par les effets de changes négatifs. L’année 2015 devrait se révéler meilleure.

2014 ne restera pas comme un grand millésime pour Casino. L’enseigne stéphanoise avait à plusieurs reprises, au fil de l’année révisé en baisse ses prévisions de résultat pour cause de recul des ventes de ses enseignes alimentaires (hypermarchés Géant, supermarchés Casino et discount de proximité Franprix-Leader Price).

Confirmation : son résultat opérationnel courant a effectivement reculé de 2,5 % à 2,23 milliards d’euros, légèrement au-dessus, toutefois, de ses dernières anticipations.

C’était pourtant le grand pari du Pdg. Le redressement des ventes en France constituait le grand chantier de l’année pour le Pdg de Casino, Jean-Charles Naouri, qui tablait il y a un an sur un retour à une croissance organique dans l’Hexagone en 2014, après, comme Carrefour, avoir engagé des baisses de prix massives dès la fin 2012 pour regagner des parts de marché.

Mais le groupe a fini l’année sur une baisse de 2,1 % de ses ventes en France (hors essence et effets calendaires) et de 3,5 % à magasins comparables. Déception, donc au bout de l’exercice ?

Pas totalement. “En 2014, les baisses de prix décidées en France ont permis de repositionner les enseignes discount du groupe”, se félicite tout de même Jean-Charles Naouri.

Cette démarche de réajustement tarifaire est désormais achevée : elle n’est plus à rééditer. « Le trafic et les volumes sont positifs depuis le 4ème trimestre 2014″, précise même le Pdg.

Le résultat opérationnel en baisse de 28,6 % en France

Sur l’année écoulée, le résultat opérationnel des activités en France a chuté de 28,6 % à 396 millions d’euros (- 28,1% en données organiques).

Mais ce n’est peut-être que partie remise car après ce réajustement, en 2015, le groupe prévoit un rebond de son résultat opérationnel courant sur le marché français, ainsi qu’une hausse organique de son chiffre d’affaires.

La concurrence au couteau Casino/Carrefour a tourné à l’avantage de ce dernier qui a vu ses ventes progresser en France dans l’ensemble de ses formats l’an dernier.

Quid de l’international qui représente désormais 60 % du chiffre d’affaires ?

La progression de la branche Latam Retail (distribution alimentaire en Amérique latine : environ 32 % du chiffre d’affaires) reste forte (+ 8,8 %) ; tandis que les branches Latam Electronics et l’Asie progressent de l’ordre de 4 %.

Du côté du résultat opérationnel courant, la progression organique frôle les 12 % pour Latam Retail en Amérique Latine et 35,7 % pour Latam Electronics.

Une satisfaction, en l’occurrence pour Jean-Charles Naouri :“Les enseignes alimentaires à l’international ont réalisé une excellente année”, se félicite-t-il.

La filiale de e.commerce en croissance de 25,4 %

Enfin, la filiale d’e-commerce Cnova, récemment introduite à la Bourse de New York, reste dynamique (représentant 7 % du chiffre d’affaires, elle a connu une croissance organique de 25,4 %). Son résultat opérationnel courant est très légèrement positif.

Le résultat opérationnel courant recule de 2,5 % en données publiées à 2,2 milliards d’euros, mais en termes organiques la progression atteint 5,6 %. La marge correspondante revient de 4,7 % à 4,6 % (soit, en données organiques, + 7 points de base).

Le résultat net part du groupe en recul de 10,1 %

Reste que le résultat net normalisé, part du groupe, a baissé de 10,1 % à 556 millions d’euros (-3,9 % hors effet de change).

Ce qui amène le groupe à proposer un dividende de 3,12 euros, stable par rapport à l’exercice précédent. Ce qui représente au cours actuel, tout de même un rendement de près de 4 %.

Depuis le début de l’année, l’action Casino a gagné environ 6 % en Bourse, à 81 euros, mais est en recul -1,7 % sur un an.

Le titre n’a pas encore retrouvé la faveur des investisseurs : il n’a engrangé que 10 % au cours des trois dernières années.