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Les nouvelles ambitions du lyonnais Ninkasi : avec l’ouverture d’une brasserie à Paris et dans le whisky haut-de-gamme

En développant ses ventes dans la grande distribution non seulement dans la région, mais dans toute la France, le groupe lyonnais Ninkasi réalise à ce jour 6 millions d’euros dans la bière. En partenariat avec “la Maison du Whisky”, Christophe Fargier, son président, entend faire de même avec le whisky tout en continuant à développer ses brasseries, à Paris et dans la région…

Avec le couvre-feu qui a été annoncé mercredi par Emmanuel Macron et qui entrera en vigueur dès le samedi octobre, Christophe Fargier s’attend à ce que son chiffre d’affaires plonge de…50 %. “C’est bien simple, explique-t-il-, nous réalisons dans la journée 25 % de notre chiffre d’affaires, pour 75 % le soir…”

Pourtant en annonçant le chiffre d’affaires du groupe lyonnais Ninkasi, clos fin septembre-23,2 millions d’euros-, il ne fait pas pour autant grise mine.

D’une part, parce que son groupe qui compte à ce jour 19 brasseries va jouer sur toutes les aides pour passer ce cap difficile (Un PGE en trois tranches, notamment), mais aussi parce que depuis de nombreuses années, le groupe n’est pas seulement composé de brasseries, mais aussi qu’il a énormément développé la production et la commercialisation de ses bières (une vingtaine de sortes à ce jour !) dans toute la France.

23,2 millions d’euros de chiffre d’affaires

Brassée dès l’origine au sein même du groupe, la bière était d’abord destinée à être consommée dans les établissements estampillés Ninkasi, avant que d’autres réseaux apparaissent, notamment dans la grande distribution.

“Notre ambition est de devenir une marque nationale”, explique ainsi Christophe Fargier, créateur et Pdg du groupe. Franprix , Géant Casino, Monoprix, Système U déclinent ainsi la bière de Tarare au niveau hexagonal, Carrefour, au niveau du Sud-Est.

A ce jour, sur les 23,2 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2019, 6 millions proviennent de la bière brassée par Alban Perret, le maître distillateur de l’enseigne.

Illustration volumineuse de cette belle réussite, Ninkasi propose depuis quelques jours un…calendrier de l’Avent un peu spécial : il est composé de 24 bières maison. Chaque jour, sa bière, en attendant Noël…

Désormais le groupe veut suivre la même courbe de réussite avec le whisky.

Le maître-distillateur Alban Perret a d’abord testé des micro-cuvées baptisées “Whisky Track”.

Cette gamme naissante vient de s’enrichir d’un nouveau “Track 04”, un nectar ambré produit à raison de 2 680 bouteilles qui a veilli dans un fût abritant du cognac, avec à l’arrivée un whisky d’une grande douceur et doté de notes de tilleul , avec des touches discrètement mentholées.

Auparavant, il s’agissait notamment d’un vieillissement dans des tonneaux ayant accueilli du vin blanc, en l’occurrence du viognier de la vallée du Rhône.

Les premières cuvées représentant quelques milliers de bouteilles ont été à chaque fois vite épuisées.

Dans le même temps, le groupe vient de lancer un “Finish Pinot noir” , un nectar ayant vieilli lui, ce qui fait son originalité dans des tonneaux ayant accueilli ce cépage à jus rouge bourguignon. Ce whisky haut-de-gamme (54,90 euros la bouteille de 50 cl) va être vendu en partenariat avec “la Maison du Whisky” à Paris qui posséde deux magasins, mais surtout fourni pas moins de 5 000 cavistes ou distributeurs dans toute la France.

“La Maison du Whisky a une vraie expertise pour construire un marque. Nous voulons faire de même avec le whisky Ninkasi”, s’enthousiasme Christophe Fargier.

Une nouvelle usine à Tarare pour 20 millions d’euros

Mais les ambitions du groupe ne s’arrêtent pas là. Pour alimenter ce nouveau marché, ainsi que celui de la bière, le groupe va construire une nouvelle usine à Tarare toujours où se trouve sa brasserie et sa distillerie : un investissement de 20 millions d’euros. Elle verra le jour en 2023.

Autre projet : le déménagement du siège social du groupe qui serait accompagné d’une “brasserie-école” et d’un centre de formation sur la ZAC de la Saulaie à Oullins, dans la Métropole de Lyon.

Bref, malgré la Covid19, Christophe Fargier n’entend pas bouger sa stratégie d’un iota orientée vers toujours plus de diversification, toujours plus de croissance.

Ainsi, d’autres produits devraient encore voir le jour au cours des prochaines années : après le gin maison, déjà en vente, en partenariat avec un spécialiste, une gamme de cidres premium devrait aussi voir le jour…

Enfin, le nombre de brasseries va continuer à grandir. Le groupe lyonnais va dépasser au cours des mois à venir les vingt établissements (19 à ce jour). L’enseigne prévoit en effet d’agrandir son réseau : à Dijon, dès décembre ; puis l’année prochaine, en février, à OL Valley d’abord, près du Groupama Stadium ; mais aussi Chambéry ; Valence ; Le Puy ; Grenoble; Mâcon…

Un projet de Ninkasi parisien

Mais la grosse ambition en la matière est le projet d’ouverture d’un Ninkasi parisien d’une superficie de 400 à 450 mètres carrés. Christophe Fargier est actuellement à la recherche “d’un emplacement bien visible”…

Bref, “Malgé la Covid-19, nous entendons maintenir nos ambitions…”, lance le créateur d’un groupe qui, avec ses trois-cents salariés entend bien traverser la crise pour en sortir plus fort encore…

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