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Alors que la 4 G n’est pas encore totalement déployée sur l’ensemble du territoire nationale et que l’on commence seulement à s’intéresser aux zones blanches, on commence à parler beaucoup de la 5G.

Cette nouvelle frontière ouverte aux opérateurs téléphonique, c’est d’abord beaucoup d’idées et une promesse : répondre aux besoins exponentiels à venir en matière de télécommunication

Pour comprendre l’engouement naissant autour de ce futur et nouveau standard, il faut imaginer l’état de la technologie en 2030. D’ici une quinzaine d’années, des centaines de milliards d’objets connectés, des voitures autonomes, la réalité augmentée et virtuelle, des vidéos toujours mieux définies seront utilisés quotidiennement par des milliards de personnes.

Il va bien falloir répondre à cette demande. La 4 G ne suffira pas.

Le futur standard est spécifiquement conçu pour cet accroissement XXXL, avec la nécessité, en outre, de créer un réseau à toute épreuve, qui ne craindrait ni la surcharge ni les évolutions et apte à s’adapter à de nouveaux usages toujours plus voraces et exigeants.

Avant l’arrivée effective de la 5G commerciale en France, le régulateur des télécoms, les opérateurs et les industriels vont poursuivre leurs expérimentations. La mise en place d’une dizaine de sites pilotes est ainsi attendue pour 2018 et 2019.

Les expérimentations menées en France sur la 5G ne datent pas d’hier. Des entreprises comme Orange et Bouygues Telecom ont obtenu ces dernières années les autorisations nécessaires de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes pour tester les services mobiles de cinquième génération, qui commenceront à arriver vers 2020.

 Dans le cadre d’un entretien accordé au site Usine Nouvelle, Sébastien Soriano, le président du régulateur des télécoms, a expliqué que des sites pilotes dédiés à la 5G  vont être mis en place à partir de 2018, mais aussi en 2019. Un appel à candidatures est lancé auprès des industriels.

 « Nous comptons lancer des pilotes grandeur nature, y compris sur les aspects de commercialisation. Nous avons identifié une dizaine de métropoles où des fréquences sont disponibles dans la bande de 3,5 GHz. Nous nous adressons à tous les acteurs », a déclaré le patron de l’Arcep, à commencer, évidemment, par les opérateurs de téléphonie mobile. Mais pas uniquement.

Le régulateur précise avoir identifié au moins six villes dont trois en Rhône-Alpes (Grenoble, Le Havre, Lille, Lyon, Nantes, Saint-Étienne…) pour réaliser ces expérimentations.

Bref, la Région pourrait bien se situer aux avant-postes de la 5 G…

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