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Olympiades des métiers Lyon

Organisé par la Métropole de Lyon, en présence de quelques médias locaux, le Délégué Général de WorldSkills France, Kader SI-TAYEB, a présenté ce 22 novembre les échéances importantes jusqu’à l’horizon 2023. Entre autres : promouvoir l’événement et préparer les équipes de France des métiers.

Une grande médiatisation autour des olympiades des métiers Lyon 2023

Alors que les inscriptions pour les sélections régionales de la WorldSkills Competition Shanghai 2021 sont en cours, WorldSkills France de son côté, se prépare déjà, à communiquer autour de la 47e édition des olympiades des métiers qui se dérouleront à Lyon en 2023.  “ Nous avons un double challenge : organiser l’évènement, mais aussi dynamiser le réseau, car il y a du potentiel dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Le but est de dénicher de nouveaux talents, de faire découvrir aux jeunes les métiers artisanaux. Cela nécessite un travail de communication et de réseau et nous ne pourrons y arriver tout seul” explique Kader SI-TAYEB, Directeur Délégué de WorldSkills France.

En effet, pour ce faire et ce jusqu’en 2023, des campagnes de communication spécifiques vont être mises en place afin de sensibiliser le grand public, les médias et les entreprises locales. “L’idée est vraiment d’avoir un partenaire qui puisse mettre en valeur le fond du sujet. Il ne s’agit pas de faire du logo, mais de raconter une histoire. Et pour la raconter, nous avons besoin d’ un temps d’antenne ” ajoute Nicolas Jomard.

Ainsi, le mouvement WorldSkills France a noué des partenariats avec certains médias : France télévisions, la Maison de la radio et France éducative.tv, une plateforme de site web. “Le partenariat avec France télévisions, c’est une histoire de talents. Il s’agit d’un programme de 5 minutes qui raconte le parcours et le quotidien d’un champion. Elle sera diffusée une ou deux fois par jour” explique Nicolas Jomard. “Pour les autres médias locaux, les négociations sont en cours” précise Nicolas Jomard.

Olympiades des métiers Lyon
Mobilisation des journalistes de Lyon autour de l’évènement. Crédit : WorldSkills France

Une compétition à la hauteur des olympiades

Tout d’abord, le mouvement WorldSkills est à l’échelle mondiale l’équivalent des Jeux olympiques. Organisé tous les deux ans dans un pays différent, cet événement mondial met en compétition des jeunes actifs dans une cinquantaine de métiers techniques, technologiques et de services à fort potentiel et considéré d’avenir. De ce fait, le seul critère de sélection demeure l’âge (moins de 23 ans). Cependant, une exception est faite (moins de 26 ans) est faite pour certains métiers : Câblage des réseaux très haut débit, Cyber sécurité, intégrateur robotique, Mécatronique, Maintenance aéronautique…

Bien plus, pendant quatre jours, les candidats doivent réaliser en un temps limité et en situation réelle, des productions qui concentrent les difficultés techniques de chaque métier. Et pour y arriver, le candidat doit posséder ses qualités : dextérité, de la précision, création, rapidité d’exécution et sang-froid,

 

Olympiades des métiers Lyon
L’équipe de France des métiers 2019

Bien plus qu’une compétition, WorldSkill est une politique de promotion des métiers

Le mouvement est né en 1947 en Espagne. L’objectif était de remobiliser les jeunes sur les métiers de reconstruction de l’après-guerre. Tout d’abord, il s’agissait d’une compétition entre l’Espagne et le Portugal. La France rejoint le mouvement en 1953, par le biais des Compagnons du droit. Par la suite, le mouvement s’est élargit au fil des années.  Aujourd’hui, c’est plus de 80 pays pour 67 métiers en compétition. 

L’adhésion des pays comme la Chine, la Russie, ou la France au mouvement, part d’un même d’un constat  : ” Les jeunes s’orientent de moins en moins vers les filières professionnelles et techniques, mais plus dans des universités. Il est temps de rééquilibrer cela” confit Kader SI-TAYEB.

De ce fait, WorldSkills France promeut l’apprentissage, la formation professionnelle et les métiers. “Quelque part, on travaille aussi pour la montée en compétence française. Ce sont les jeunes qui montrent leur métier à d’autres jeunes. Le but derrière tout ça, c’est d’attirer le maximum de jeunes vers ses métiers et ces formations professionnelles” explique Kader SI-TAYEB. Surtout dans une région où les métiers du bâtiment et des travaux publics, de l’industrie et du service peinent à recruter. Ces jeunes deviennent les ambassadeurs du mouvement, une vitrine du savoir-faire français et de la formation française.

Lyon : centre névralgique du mouvement Worldskills

Déjà en 1995, la capitale de Gaules avait accueilli les olympiades mondiales des métiers. En 2023, Lyon accueillera donc pour la seconde fois, cette compétition internationale. En effet, la Métropole de Lyon appartient à la deuxième plus grande région de France. Ses principaux atouts résident dans son tissu industriel puissant et diversifié (PME, ETI et grands groupes), la force de sa formation supérieure et de sa recherche. De plus, le cas de la chimie, 1er secteur exportateur français, et dont l’activité en Rhône-Alpes représente 25% de la capacité de production nationale et autant en puissance de recherche.

L’accueil d’une telle compétition à Lyon participe à la revalorisation des différentes filières professionnelles. En outre, elle met en lumière le vivier inestimable de talents présents actuellement en France dans les secteurs de l’industrie, de l’automobile, de l’alimentation, du végétal, des services, du BTP, de la communication et du numérique.

Le projet prévoit donc deux phases à l’horizon 2023 : la formation d’un comité d’organisation basé à Lyon et l’organisation des deux finales nationales dans la métropole, en octobre 2020 et 2022. Soit, une forme de répétition générale pour l’évènement mondial de 2021. Le coût de l’opération est estimé à 90 millions d’euros. Une équipe de 70 salariés sera montée d’ici 2023, et 2 000 volontaires seront nécessaires pour faire tourner la machine et accueillir les 200 000 visiteurs attendus. Les retombées économiques locales quant à eux se chiffrent à plus de 30 millions d’euros.