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En construisant son grand Stade de Décines, Jean-Michel Aulas avait longuement expliqué que son objectif était de déconnecter résultats sportifs et résultats financiers.

“Full entertainment”

Quatre ans après les premières traces de crampon sur la pelouse de l’actuel Groupama Stadium, cet objectif est parfaitement atteint. La stratégie de « full entertainment » (divertissement complet) a atteint son but.

Ce n’est pas « que » le foot qui fait tourner la boutique OL qui se traîne en championnat en ce lundi 17 février à la 11ème place du classement de la Ligue 1 ; mais le foot et le reste, notamment les événements en pleine croissance : + 70 % au cours du premier semestre de l’exercice 2019/2020.

En témoignent les produits des différentes activités du club sportif qui bondissent de 17 % à 197 millions d’euros et l’Excédent Brut d’Exploitation (EBE) qui croît du même ordre : + 15 % à 62 millions d’euros, alors que le résultat net, part du groupe, reste stable à 15 millions d’euros.

La croissance ne vient pas de la billetterie, très stable à 21 millions d’euros, ni des partenariats et de la pub (+2 %) ; ni non plus des produits de marque, mais des produits de cessions de contrats joueurs (+ 81 % à 69 millions d’euros) et des événements (+ 70 % à 5,5 millions d’euros).

A la clef, les transferts de deux joueurs vedettes : Tanguy Ndombelé à Tottenham pour 47,6 millions d’euros et de Nabil Fakir au Betis Séville (19,8 millions d’euros).

Recruteur et formateur de jeunes talents, le centre de formation de l’OL qui à pris un nouvelle dimension à son installation à Décines et tourne à plein.

Après un passage plus ou moins long sur le terrain sous les couleurs de l’OL, les joueurs prennent une forte valeur, avant d’être cédés à d’autres clubs européens.

Objectifs à la hausse

Economiquement efficace, même si ce turn over est moins évident pour l’entraîneur, les conditions économiques prenant souvent le pas sur les conditions sportives.

Côté événement, la croissance tient surtout à la Coupe du Monde Féminine qui s’est déroulée en juillet, donc au cours du dernier semestre de l’exercice.

Au final, l’OL affiche un endettement qui s’améliore de 14,3 millions d’euros. A ce jour, l’endettement s’établit à 222 millions d’euros.

Tous ces bons chiffres amènent Jean-Michel Aulas à revoir à la hausse son objectif de chiffre d’affaires à l‘horizon 2023/2024 qui passe de 400 millions d’euros à 420/440 millions d’euros ; le tout avec un EBE visé à hauteur de 100 millions d’euros. La machine à cash OL en est assurément capable…

Un cours de Bourse qui se traîne toujours

Toutes ces bonnes nouvelles n’ont cependant que peu d’impact sur le cours de Bourse du seul club de Foot coté en France.

A 3 euros, l’action perd un peu plus de 1% depuis le début de l’année et sur un an, elle ne progresse que de 4 %. On est loin, là du CAC 40…. D’autant que l’OL ne verse pas de dividende à ses actionnaires individuels. Et on est aussi encore très loin de retrouver le cours d’introduction de 2007, à 24 euros…