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Le promoteur immobilier lyonnais, Amallia, va inaugurer prochainement la première résidence hôtelière à vocation sociale située dans le Grand Lyon. Un nouveau concept né d’une loi de 2006 permettant d’héberger des salariés d’entreprise en stage, en formation, voire des intérimaires ou des apprentis ; et ce, à des prix doux. D’autres résidences similaires devraient suivre.

Les hôteliers lyonnais réunis au sein de l’Umih ont coutume de se plaindre de la concurrence qu’ils estiment « déloyale » des résidences hôtelières et autres résidences de tourisme.

 Une nouvelle forme d’entre elles sera inaugurée jeudi 3 juillet, mais il est probable que celles-ci ne subiront pas les foudres de l’Umih. Il s’agit de résidences hôtelières à vocation sociale.

 Il s’agit d’un concept récent : le statut de Résidence Hôtelière à Vocation Sociale (RHV) a été créé par la loi du 13 juillet 2006.

 L’objectif du législateur est de « de développer et de diversifier les solutions d’hébergement de qualité à un coût maîtrisé, alternative au recours à des hôtels meublés. »

 Le même législateur précise qu’ « elles sont constituées d’un ensemble homogène de logements autonomes équipés et meublés, offerts en location pour une occupation à la journée, à la semaine ou au mois à un public ne nécessitant pas la mise en place d’un accompagnement social. »

 Cinq mille places au niveau national

 Le gouvernement s’est fixé un objectif de cinq mille places au niveau national. A noter que l’exploitant d’une RHVS doit être agréé par le Préfet du département dans lequel la résidence est implantée.

 La première résidence de ce type sera inaugurée le jeudi 3 juillet à Vénissieux, à la lisère du 8ème arrondissement, à proximité de la ligne de tramway. Elle a été aménagée dans d’anciens bureaux et d’un terrain libre, transformés en « studios-hôtel » : il s’agit de « la résidence Montempô Lyon Sud »

 Elle est constituée de soixante-dix-sept studios meublés et entièrement équipés : quarante-huit « twin », vingt-cinq studios « doubles » et quatre studios pour les personnes à mobilité réduite.

 A qui ce nouveau type de résidences s’adresse-t-il ? Essentiellement aux intérimaires, apprentis, jeunes salariés en stage ou en formation, mais aussi aux personnes rencontrant des difficultés temporaires d’accès ou de maintien dans le logement. « Il existe un vrai besoin de logements pour des personnes à la recherche d’un emploi », explique-t-on chez Amallia.

 C’est par sa filiale d’immobilier social, Alliade Habitat, que le promoteur lyonnais Amallia a initié cette opération qui se veut innovante et qui a représenté un investissement de 4,18 millions d’euros (*). C’est Amallia qui est proriétaire de l’immeuble.

 Gérée par la société Motempô au sein de laquelle figure Accor

 La Préfecture du Rhône a accordé l’agrément d’exploitation de cette résidence à la société « Montempô », spécialisée dans ce type de résidences et au sein de laquelle on trouve le Groupe hôtelier Accor, à hauteur de 27 % du capital, mais aussi la Caisse des Dépôts et le collecteur « Action Logement ».

 Plus souple que le logement classique, un studio au sein d’une telle résidence s’obtient le jour, même, par Internet ou téléphone (à noter : pas de frais annexes, type frais de dossier, caution ou commission à payer), pour un prix modéré en comparaison avec d’autres types d’hébergement temporaire.

 Les tarifs sont dégressifs selon la durée du séjour : ainsi, le prix moyen d’un studio peut varier de 39 euros la nuit,  pour un court séjour de un à quatre jours ; à 35 euros pour des moyens séjours de cinq à quatorze jours et à 30,80 euros pour un mois.

 Des services hôteliers à la carte sont également développés pour faciliter la vie des locataires : petit-déjeuner, nettoyage des studios et du linge, laverie, parking et local à vélos, wifi, ainsi qu’un accueil 24h/24.

 La prochaine résidence de ce type annoncée dans la région Rhône-Alpes se fera à Grenoble.

 (*) dont 485 000 euros de subventions de l’Etat, 115 000 euros du Grand Lyon et 300 000 euros de la région Rhône-Alpes. Deux prêts ont complété le financement : 2,34 millions d’euros d’Amallia et 935 669 de la Caisse des Dépôts. Le reliquat provient des fonds propres d’Alliade Habitat (306 881 euros).