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Le président de la CCI Lyon métropole a exprimé son désarroi mercredi 22 novembre à propos du PLF 2018 qui prévoit de réduire la ressource fiscale des CCI de 150 millions d’euros.

“L’heure est grave”, selon Emmanuel Imberton, le président de la CCI Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne. Le plan de loi de finances 2018 prévoit en effet de réduire de 17% les ressources fiscales allouées aux CCI. Une perte évaluée à 150 millions d’euros et 5,3 millions pour la seule CCI Lyon Métropole, sur un budget total de 60 millions d’euros.

Si le projet de loi a été adopté par l’Assemblée Nationale, il est présenté seulement à partir de ce jeudi 23 novembre au Sénat. “Nous avons parlé de ce sujet aux sénateurs, nous leur avons exprimé notre souhait d’étaler cet effort de réduction de nos ressources sur la durée totale du mandat du président Macron. La décision est trop brutale pour nous, si elle est adoptée par le Parlement, elle entrera en vigueur le 2 janvier 2018.”

Une réduction de 10% des effectifs

Mais ce qui inquiète encore plus Emmanuel Imberton, ce sont les conséquences sur les effectifs de la CCI. En effet, si le PLF 2018 est adopté, ce sont près de 30 à 40 postes qui devraient être supprimés sur un total de 423. Soit 10% des effectifs.

“Nous n’aurions pas d’autre choix que d’établir un plan social extrêmement lourd. Nous avons déjà fait des efforts pour participer à la réduction de la dette publique, et nous voulons continuer à en faire. Mais il faut que ces efforts soient étalés dans le temps.”

Une réduction du budget de 14,15 millions d’euros depuis 2014

Ce n’est pas la première fois que les CCI font face à une réduction de leurs ressources. Sous le précédent mandat, la CCI Lyon Métropole avait vu ses ressources diminuer de 35%, ce qui l’avait conduit à réduire ses effectifs de 47,5 équivalents temps plein et à fusionner les trois CCI de Lyon, Saint-Etienne et Roanne.

“Si le PLF est adopté, il nous faudra réduire nos subventions aux écoles, tailler dans nos coûts ou encore rechercher un nouveau modèle économique pour l’aéroport de Saint-Etienne Loire qui nous coûte chaque année 400 000 euros.” Des mesures draconiennes qui devront s’appliquer quoi qu’il en soit, que la réforme soit adoptée dès 2018 ou dans cinq ans.