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Un nouvel hôtel, la « Maison Nô » vient d’être inauguré en plein centre de Lyon. Nécessitant un investissement de 15 millions d’euros, il a la particularité d’être très ouvert sur la ville avec son « roof top » de 90 couverts proposés dans le ciel lyonnais, ainsi qu’une boutique ouverte sur la rue.

Lundi 10 septembre, jour d’ouverture, le standard du rooftop de la Maison Nô, rue du Bât d’Argent au cœur de la presqu’île lyonnaise n’a pas arrêté d’être assailli de réservations. C’est rare qu’un restaurant d’hôtel soit aussi vite plébiscité.

Une bonne explication à cela : c’est le premier rooftop de la Presqu’île lyonnaise. Situé au sixième étage du nouvel hôtel quatre étoiles lyonnais, il propose sur 200 mètres carrés, pas moins de 90 places, 45 sous une immense verrière et 45 autres en terrasses, avec vue à la fois sur Fourvière, mais aussi l’Opéra de Lyon.

Ce projet que portait depuis longtemps Steve Wood, un ancien de l’Institut Paul Bocuse, à l’origine du concept a bénéficié d’un heureux concours de circonstances. Il a racheté les locaux, auparavant occupés par une banque, en l’occurrence le CIC. Ce qui l’a amené à déménager au passage 750 tonnes de coffres !

Un permis de construire opportun

Mais avec l’immeuble figurait un permis de construire : une terrasse déjà qui aurait dû surmonter un immeuble de bureaux qui ne s’est jamais fait, mais qui avait été avalisée. Il n’a fallu à Steve Wood qu’à modifier quelques peu ce permis pour en faire un restaurant.

 A la tête de celui-ci, un ancien là aussi de l’Institut Paul Bocuse, Edouard Leplus, 33 ans, qui avant de revenir à Lyon est notamment passé par l’Australie et l’Espagne, en l’occurrence Melbourne et Barcelone.

Edouard Leplus le chef de 33 ans qui règne sur le “rooftop”

« J’ai jusqu’à présent travaillé dans des restaurants français à l’étranger, devant naturellement me cantonner à une cuisine française classique. Ici je retrouve ma liberté de création. Plus qu’une cuisine du monde, ce que je propose est une cuisine contemporaine sans frontière, basée sur des produits de saison », explique le jeune chef

Originalité : on retrouve dans sa cuisine des produits qui ont subi soit une longue maturation, soit des cuissons à très basses températures, à l’instar par exemple d’une épaule d’agneau qui a d’abord été marinée, avant de connaître une première cuisson sous vide, une nouvelle phase de repos, puis une nouvelle cuisson lente, soit 72 heures d’élaboration…

 Ouvert 7/7 jours à partir de 7 heures du matin pour le petit déjeuner, ce « rooftop » propose un menu à midi (de 18 euros pour le plat du jour, à 27 euros avec l’entrée, le plat et le dessert) ; et des propositions exclusivement à la carte pour le soir. Mais il reste ouvert tout l’après-midi pour un café, un thé ou du snacking.

Vingt salariés pour le seul restaurant

 Cette grande amplitude horaire nécessite un important personnel : vingt salariés au total en cuisine et en salle.

Ce restaurant complète en son sommet, cet hôtel qui propose 45 chambres au design très épuré (de 90 à 400 euros selon le type) et qui a également la particularité de proposer une boutique, « La Réserve » qui doit prochainement ouvrir ses portes : ouverte aux clients comme aux passants, elle propose des produits de l’hôtel comme ses oreillers à mémoire de forme, par exemple, des produits dérivés, mais aussi des plats préparés et de nombreux produits, designés ou non.

Cette « Maison Nô » sort ainsi des canons de l’hôtellerie traditionnelle, même si elle doit bénéficier de quatre étoiles : la demande est en cours d’instruction. C’est la raison pour laquelle l’hôtel n’arbore pour l’heure pas encore d’étoiles.

 L’ensemble qui a été imaginé par Steve Wood, co-gérant et associé (Group B&W) qui possède 5 % du capital, mais est aussi présent au sein de la holding QBDA, a représenté un investissement de 15 millions d’euros (hôtel et rooftop, compris).

 Il a pour actionnaires principaux, à égalité, la famille lyonnaise Blézat et le fonds d’investissement 123 Invest Management, présent à Paris et Lyon et spécialisé dans le financement d’hôtels.

 Il n’est pas exclu si le concept plaît qu’il soit décliné dans d’autres villes. Mais pour l’heure, Steve Wood reste focalisé sur le démarrage de cet hôtel, pour l’instant unique.