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Représentant un bon tiers du campus de La Doua, sa partie scientifique (Lyontech) va faire l’objet d’une profonde opération de réhabilitation avec Eiffage comme chef de file. Bien nécessaire car ces bâtiments datant des années 50/60 ont pris un sacré coup de vieux et ne sont plus aux normes, notamment thermiques. Tout le pari est de mener ces travaux tout en permettant au campus où travaillent 25 000 étudiants et enseignants, de continuer à fonctionner…

Les premiers coups de pioche datent de…1957.

L’on doit la création du deuxième plus grand campus de France, celui de La Doua à Villeurbanne, à l’architecte Jacques Perrin-Fayolle, grand Prix de Rome. Les travaux se sont ensuite échelonnés au fil des années 50 et 60 et au-delà.

Ce campus accueille aujourd’hui 30 000 personnes dont 25 000 étudiants et enseignants, mais aussi 70 entreprises.

Il faut bien le reconnaître, au fil des décennies, les infrastructures construites alors n’ont pas connu, faute de subsides suffisants, les investissements nécessaires pour qu’elles puissent se retrouver aujourd’hui au niveau de qualité thermique, phonique, etc. exigé au 21ème siècle.

Eiffage, chef de file

D’où la nécessité, pour rattraper le retard pris d’un vaste Plan Campus afin de réhabiliter l’ensemble.

Une des phases les plus importantes de ce Plan Campus a été lancé le 5 février à Lyon en présence de Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education Nationale : la réhabilitation de la partie scientifique du campus (LyonTech La Doua) qui représente un tiers de la superficie globale : on trouve sur une centaine d’hectares une partie de l’Université Claude Bernard Lyon 1, l’INSA qui diplôme plus de mille ingénieurs par an dans douze spécialités, de nombreux organismes de recherche (CNRS, Inserm, INRA, etc.), de grands centres techniques (CETIAT, CETIM), mais aussi la Cité de l’Environnement et de l’Analyse, 70 entreprises etc.

Au total, la réhabilitation des quartiers scientifiques va porter sur vingt-deux bâtiments d’enseignement et de recherche, soit 140 000 m2.

Pour conduire à bien ce projet certifié HQE (Haute Qualité Environnementale-rénovation,) l’Université de Lyon a opté pour une conception-réalisation-exploitation-maintenance (Crem) remportée par le groupement porté par Eiffage construction centre-est, avec Reichen et Robert & Associés, Patriarche & Co et HTVS.

Objectif : 40 % de réduction des consommations de chauffage

Les travaux vont porter sur l’amélioration des performances énergétiques des bâtiments, avec un objectif de réduction de 40 % des consommations de chauffage, la filtration de 100 % des eaux pluviales, 8 000 m2 de toitures végétalisées, 2 ha d’espaces extérieurs réaménagés ainsi que sur l’amélioration de sécurité incendie et la mise aux normes d’accessibilité.

Un avantage : les centres de recherches situés sur place pourront apporter leurs compétences aux entreprises sur le terrain : ils sont en effet nombreux à travailler sur les thèmes de l’éco-construction.

Le projet qui verra le remplacement de la totalité des façades concerne également la restructuration complète de 20 000 m2 de locaux d’enseignement et de recherche et l’aménagement de trois parcelles paysagères, s’ajoutant à la coulée verte déjà présente ; et ce, dans le but d’offrir de nouveaux espaces d’échange et de détente.

Attirer les entreprises

Autre objectif de cette réhabilitation souligné par Eric Maurincomme, directeur de l’INSA Lyon : « L’objectif est également d’insérer le campus dans un écosystème où les entreprises viendraient s’installer en plus grand nombre. »

Les travaux qui ne doivent pas empêcher le site de fonctionner et les étudiants d’étudier, démarreront en 2017 pour s’achever fin 2020. Eiffage a également signé pour assurer la maintenance du futur ensemble jusqu’en 2030.

Une manne financière qui sera bienvenue pour les nombreuses entreprises du BTP ayant emporté des marchés et qui vont s’investir sur le terrain au cours des quatre années à venir.

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Comment se ventile l’investissement de 343 millions d’euros ?

– 323 millions pour les opérations immobilières (vingt-trois réhabilitations et neuf nouveaux bâtiments), 20 millions d’euros pour les opérations paysagères et aménagements extérieurs.

Le financement : l’Etat : 260,5 millions d’euros ; Lyon Métropole : 42,5 millions d’euros et la région Auvergne-Rhône-Alpes : 40 millions d’euros.