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Un nouveau directeur et 200 000 euros de subventions en sus pour Jazz à Vienne

D’ici la mi-février, le Festival Jazz à Vienne passera du statut associatif à celui d’EPIC (Etablissement Public à Caractère Industriel et Commercial). La première traduction de cet important changement de structure est la nomination d’un directeur : Christophe Bonin, qui était auparavant responsable du Palais idéal du Facteur Cheval à Hauterives dans la Drôme. Il prendra ses fonctions début avril. Cet EPIC sera présidé par un élu, en l’occurrence, Christian Trouiller, le président de la Communauté d’Agglomération du Pays Viennois (CAPV) qui explique les ressorts et les conséquences probables de cette évolution dont le rôle est de pérenniser et d’arrimer plus solidement la manifestation viennoise à l’agglomération.

La nouvelle structure destinée à prendre en charge le Festival Jazz à Vienne était annoncée pour début 2011? Où en est-on ?

Christian Trouiller-Nous sommes dans la phase de création. Nous allons délibérer le 27 janvier afin de mettre l’EPIC sur les fonts baptismaux. D’ores et déjà, les statuts de cette structure ont été communiqués aux autorités préfectorales. Nous attendons l’arrêté inter-préfectorale afin de pouvoir procéder à l’élection des délégués de ce futur EPIC. L’installation de la nouvelle structure devrait intervenir aux alentours des 17/18 février. Le bureau sera élu à ce moment là.

…Et c’est aussi à ce moment là que vous en prendrez la présidence ?

Effectivement, je suis candidat à la présidence de l’EPIC, la culture étant de la compétence de la Communauté d’agglomération. Jacques Remiller, maire de Vienne siégera bien sûr au conseil d’administration et aura une fonction de président d’honneur avec un rôle important de représentation.

Qui siégera au sein de cet EPIC ?

Il y aura 18 membres titulaires. Le collège celui des conseillers communautaires, sera le plus important : il rassemblera treize membres. Il existera un deuxième collège rassemblant des représentants de collectivités et de personnes qualifiées : il sera composé de cinq membres. On y trouvera notamment le maire de Vienne, Jean-Paul Boutellier, le créateur du festival et Pierre Domeyne.

Qu’est-ce que va changer cet EPIC ?

Quand on me pose la question, je réponds : « rien !» Le message est que personne, ni le public, ni les partenaires ne s’aperçoivent de rien. Les seuls à constater un changement seront les six permanents, ainsi que les bénévoles qui gravitent autour du Festival. Le management sera réalisé par le directeur, Christophe Bonin que vous venons d’embaucher et qui prendra ses fonctions début avril : ce sera lui le vrai patron de l’EPIC. Le conseil d’administration donnera les grandes orientations, votera le budget, mais l’exécutif sera assuré par Christophe Bonin.

Pourquoi l’avoir choisi, lui , car vous avez auditionné beaucoup de candidats ?

Oui, effectivement. Nous en avons sélectionné trois au final, trois candidats de grande qualité. Les deux autres avait plutôt un profil de directeur artistique de festivals. Nous avons fait le choix de Christophe Bonin car il nous est apparu être celui qui avait la plus large palette de compétences : à la fois gestionnaire, manager d’équipe et directeur artistique : des compétences qu’il a déployé avec succès dans le poste qu’il occupait jusqu’à présent : celui de directeur du Palais idéal du Facteur Cheval à Hauterives dans la Drôme. Il y a développé depuis plusieurs années une animation jazz.

Que devient dans le nouvel organigramme Jean-Paul Boutellier, le créateur et programmateur du Festival ?

Son intention est de rester dans la mouvance du Festival pour aider à son développement. Il prend du recul et passe le témoin. Christophe Bonin sera le patron, plein et entier. Il lui restera, en plein accord avec lui, à définir plus pécisément le rôle que pourra encore jouer Jean-Paul Boutellier.

Quel est la feuille de route de ce nouveau directeur ?

Elle est de donner encore plus d’ampleur au Festival, d’accentuer sa notoriété. Il aura également à développer l’action du Festival dans deux directions : en cours d’année, en créant des événements musicaux en partenariat avec d’autres structures du pôle métropolitain (Lyon, Saint-Etienne et la CAPI), en poursuivant et en développant les concerts estivaux de variété ou d’autres types musicaux, en août et pourquoi pas en septembre au théâtre antique. Au plan local, il aura également à travailler avec l’Ecole de musique, avec les établissements scolaires.

Vous dites que l’EPIC ne changera pas grand chose, mais l’objectif n’est-il pas d’adosser le Festival à une structure plus transparente, plus solide ?

Effectivement, l’objectif est bien d’assurer la pérennité du festival. Le nouveau directeur pourra s’appuyer sur le pôle ressources de la CAPV. La Communauté d’agglomération va en outre rajouter une subvention de 200 000 euros à Jazz à Vienne.

Quid du rôle économique du festival ?

Nous voulons développer des synergies avec l’autre EPIC de l’agglomération, celui de l’Office du Tourisme pour arrimer Jazz à Vienne à la fois dans la sphère économique et touristique. La notoriété du Festival et le tourisme constituent à nos yeux des éléments importants du développement économique de Vienne et de l’agglomération. Nous voulons que Jazz à Vienne participe pleinement à la filière de l’économie créative que nous sommes en train de développer à Vienne.

Le Club Jazz Entreprises qui rassemble des entreprises de la région viennoise a-t-il vocation à s’élargir ?

Jazz à Vienne est « le » Festival de Jazz de ce que l’on appelle désormais le G4, c’est-à-dire l’aire métropolitaine rassemblant Vienne, Lyon, Saint-Etienne et la CAPI. Le Club Jazz Entreprises a donc naturellement vocation à élargir ses partenariats avec les entreprises qui le souhaiteront au sein de cette sphère élargie.

Photo-Christian Trouiller, président de la Communauté d’agglomération du pays viennois (CAPV) : «L’objectif est bien d’assurer la pérennité du Festival ».