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Malgré un dépassement du devis initial, les travaux avancent au rythme prévu au sein de l’ancienne prison Saint-Paul en cours de transformation en campus universitaire. En son sein, soixante-dix salles de cours et vingt amphithéâtres dont un de 500 places. Visite guidée.

« Nous sommes en train de mener une campagne pour trouver 10 millions d’euros de rallonge… » Thierry Magnin, recteur de l’Université Catholique de Lyon (UCly) ne se départ pas du sourire qu’il sait arborer avec constance.

Les dépassements de devis sont le lot de tous les chantiers d’ampleur. Et le chantier, obligatoirement compliqué qui vise à installer l’Université Catholique au sein de l’ancienne prison Saint-Paul des bords de Rhône à deux pas de la gare de Perrache figure dans cette catégorie. D’autant que l’objectif est, vu leur qualité architecturale, de conserver 40 % des murs de l’ancienne prison, ce qui est très important.

Un coût de 82 millions d’euros

Ainsi, le budget du chantier estimé au départ à 76 millions d’euros est pour l’heure passé à 82 millions d’euros. On est donc loin, là, de la multiplication par six du devis initial du musée des Confluence, situé non loin de là…

Le futur Campus Saint-Paul tel qu’on l’apercevra du ciel (illustration UCly)

Si le recteur Magnin a le sourire, c’est aussi parce que les travaux avancent comme prévu. Sauf gros problème qui ne se profile pas pour l’instant, le bâtiment sera livré en mai 2015, ce qui lui permettra d’être parfaitement équipé pour la rentrée universitaire fixée pour fin septembre 2015.

Que trouvera-t-on au sein de ce futur campus d’une superficie de 36 000 m2, signé de l’architecte Jean-Pierre Bondeau ?

Quelques-uns des pôles les plus importants de l’Université Catholique de Lyon : le pôle Droit (dont l’ESDES, en l’occurrence l’Ecole supérieure de commerce et de management) et l’Institut des Sciences de la Famille ; celui des Sciences économiques et sociales, dont l’Ecole supérieure de biochimie-biotechnologie ; ainsi que le rectorat et le vice-rectorat, la bibliothèque universitaire et une chapelle. S’y ajouteront un grand nombre de services centraux.

En sus, la Confluence étant devenue avec le Progrès, le Groupe Espace et bientôt Euronews, le quartier de la communication : RCF, Radio Chrétienne de France y installera ses bureaux.

Au total, dispersés entre les cours, les coursives et la rue centrale, on y trouvera pas moins de soixante-dix salles de cours dont une de 400 m2, consacrée au multimédia ; ainsi que vingt amphithéâtres dont l’un aura une capacité de cinq-cents places.

« Transformer un espace d’enfermement en lieu de liberté »

Pour le Recteur, il s’agit d’un projet bien en ligne avec l’esprit du catholicisme social qui consitue l’ADN de l’Université catholique : « Transformer une prison en Université, c’est transformer un espace d’enfermement en lieu de liberté. » Ce n’est pas un hasard si ce projet est intitulé : « la vie grande ouverte »

La future rue intérieure (illustration UCly)

En septembre prochain l’Université catholique quittera donc définitivement son berceau historique de la place Bellecour pour se partager entre le campus Carnot, non loin du nouveau campus où trois pôles seront installés : celui de Théologie et de Sciences religieuses, celui de Philosophie et de Sciences humaines et enfin le pôle Lettres et Langues.

2 100 étudiants étrangers

Manifestement, la construction de ce nouveau site largement médiatisé, a attiré de nombreux étudiants en cette rentrée, puisque pour la première fois de son histoire, le nombre d’étudiants de l’Université catholique atteint les dix mille (+ 4,5 %) si l’on additionne les étudiants purs et les auditeurs.

Parmi ceux-ci : 2 100 étudiants étrangers, un nombre croissant d’entre eux provenant d’Asie.

« Avec le Campus Saint-Paul, nous aurons la capacité d’accueillir jusqu’à douze-mille étudiants, mais nous ne voulons pas aller au-delà car nous voulons pouvoir continuer à accompagner chacun des étudiants de notre Université », explique Thierry Magnin.

L’inauguration devrait avoir lieu très précisément d’ici un an, en octobre 2015.

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