Véronique Sarselli prend la présidence du SEPAL et veut revoir le futur urbanistique lyonnais
Véronique Sarselli a été élue ce 29 mai à la présidence du Syndicat d’études et de programmation de l’agglomération lyonnaise (SEPAL), structure chargée de piloter le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) de l’agglomération lyonnaise. Une nomination stratégique alors que la Métropole de Lyon prépare les grandes orientations de son développement à horizon 2040.
Le SEPAL rassemble la Métropole de Lyon, la Communauté de communes de l’Est lyonnais et celle du Pays de l’Ozon autour des enjeux d’urbanisme, de logement, de mobilités, de foncier économique et de transition environnementale.
Le futur développement économique lyonnais au cœur des débats
Dans son premier discours à la tête du syndicat, Véronique Sarselli a affirmé vouloir adapter la révision du SCOT engagée depuis 2021 afin de mieux répondre aux besoins du territoire en matière d’accueil d’habitants, d’activités économiques et d’implantations industrielles.
Le document d’urbanisme fixe en effet les grandes orientations d’aménagement pour les décennies à venir et conditionne directement la capacité des communes à développer du logement, des zones économiques ou des infrastructures de mobilité.
La nouvelle présidente du SEPAL souhaite notamment accélérer les réflexions autour du logement et des fonciers économiques, deux sujets devenus particulièrement sensibles dans l’agglomération lyonnaise face aux tensions immobilières et au manque de terrains disponibles pour les entreprises.
Elle a également insisté sur la nécessité d’apporter davantage de visibilité aux communes concernant les futures orientations du développement urbain de la métropole.
Un document stratégique pour 1,5 million d’habitants
Le SCOT piloté par le SEPAL couvre aujourd’hui 73 communes, soit un territoire de 1,5 million d’habitants et plus de 806 000 emplois.
Ce document joue un rôle clé dans l’équilibre entre développement économique, protection des espaces naturels et organisation des mobilités à l’échelle métropolitaine.
La question du foncier productif devient particulièrement stratégique dans un contexte où plusieurs élus et acteurs économiques alertent sur les difficultés croissantes pour accueillir de nouvelles activités industrielles ou logistiques dans l’agglomération lyonnaise.
La révision du SCOT intervient également alors que la Métropole de Lyon doit composer avec les objectifs de sobriété foncière imposés par la loi ZAN (Zéro Artificialisation Nette), qui limite progressivement l’étalement urbain.
Le futur document devra donc arbitrer entre attractivité économique, besoins en logements et contraintes environnementales, dans une métropole où les tensions autour de l’aménagement du territoire deviennent de plus en plus fortes.
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