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L’incubateur régional Pulsalys veut intégrer plus de profils féminins

On le sait, dans l’informatique, comme dans la deep tech (*) qui propose des produits ou des services sur la base d’innovations de rupture, les femmes ne sont pas légion.

D’où la volonté de la présidente de l’incubateur Pulsalys, Sophie Jullian d’intégrer plus de profils féminins à la tête des start-up qu’elle incube et dont elle accélère le développement.

« Nous disposons d’un vivier extraordinaire de technologies de rupture qui ont donné naissance à des projets qui ne demandent qu’à être sublimés par des équipes dirigeantse performantes. Le sourcing de talents va être l’une de nos ambitions fortes, avec la volonté d’intégrer plus de femmes dans les équipes dirigeantes de nos start-up deep tech »… C’est ce qu’estime Sophie Jullian à l’heure du bilan 2019 et des perspectives de l’incubateur et accélérateur régional Pulsalys.

Et d’ajouter : « Plus qu’un engagement, c’est une conviction : la mixité est un gage de diversité et de performance. »

A l’appui de cette volonté, quelques chiffres très parlants :  Sur sa plateforme d’accueil des start-up, « Propulse by Pulsalys » on compte certes 25 % de profils féminins intéressés pour « monter à bord » d’une start-up deep tech.

Mais à l’arrivée, à l’heure du choix et de l’intégration effective dans une jeune pousse, elles ne sont plus que…4 % à tenter l’aventure entrepreneuriale. Très peu nombreuses, donc.

Comment arriver à plus de mixité ? Cela passera notamment par des partenariats avec les réseaux d’entrepreneuses, à l’instar de « Les Premières », l’incubateur féminin installé cours Layette à Lyon/Part-Dieu.

Autre ambition pour l’année à venir pour Sophie Jullian : « renforcer les start-up et les jeunes entreprises par la deep-tech. » Elle ajoute : « Les découvertes scientifiques des laboratoires de l’Université de Lyon et nos capacités de développement constituent autant d’incitation pour les entrepreneurs, les entreprises, les étudiants et les chercheurs à venir s’installer durablement sur Lyon et Saint-Etienne ».

80 start-up qui ont suscité 200 emplois directs

Seulement, « ces start-up deep-tech ont souvent une fragilité économique car elles s’adressent à des marchés qui, pour la plupart, sont à construire : il faut donc les soutenir dès les prémices ! »

En six ans d’existence, Pulsalys qui a été créée en 2013 affiche un bilan positif : l’incubateur a détecté et analysé 1 170 innovations issues de la recherche dont plus de 200 ont été prototypées. Ce qui a donné naissance in fine à 80 start-up qui ont levé collectivement 62,5 millions d’euros et créé 200 emplois directs.

(*) Deep-tech : utilisation d’une technologies de rupture issues d’un laboratoire de recherche, en s’appuyant sur une gouvernance en lien fort avec le monde scientifique. La technologie de rupture sur un produit ou un service finit par remplacer une technologie dominante sur un marché…

Photo (©Céline Vautey ) : Sophie Jullian, présidente.