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L’entreprise K1 Speed : entre angoisse et incertitude face au confinement

Pendant le confinement dû à l’épidémie de Covid-19, Lyon Entreprises donne la parole aux entrepreneurs de la région. Ces derniers témoignent ainsi de leurs conditions de travail et de leur façon de s’organiser. Stéphane Tournier, directeur général de K1 Speed Lyon, nous parle de l’impact du confinement sur son activité.

Pouvez-vous vous présenter ainsi que votre entreprise ?

Alors, je m’appelle Stéphane Tournier, directeur général de K1 Speed. Nous sommes ouverts depuis septembre 2018 sur Genas. Nous sommes un Karting indoor dans lequel on a du karting, des simulateurs de course et de la restauration (snacking, bars…). Aussi, nous travaillons beaucoup avec les entreprises. Elles représentent environ 60 % de notre activité sur tout ce qui est séminaires, Team building. Et puis le reste de l’activité, ce sont les particuliers qui viennent essentiellement les week-ends, les vacances et pour tous les événements familiaux : enterrement de vie de garçons ou anniversaires.

Comment K1 Speed a été impacté par le confinement ?

C’est vrai que la décision a été brutale pour nous. L’activité étant une activité de centre de loisirs, la grande partie du personnel est liée à l’activité, à la réception des clients puisqu’on est ouvert 7j/7, dès le soir même, on a dû fermer et renvoyer tous les salariés chez eux.

Comment cela se passe-t-il avec vos clients ?

D’abord, le client particulier, tout simplement, il ne vient pas chez nous, il reste chez lui. Ensuite, le client professionnel ou certains particuliers qui avaient des événements, ont quasiment tous accepté de reporter ces événements à une date ultérieure sauf quelques événements qui ne pouvaient pas être reportés.

Et aujourd’hui, tout le monde est en attente de la reprise. Mais la grosse question pour nous est de savoir est ce que les gens vont revenir ? Certainement oui, mais ça ne fera certainement pas partie des priorités.

Avez-vous pu chiffrer l’impact du confinement chez K1 Speed ?

L’activité était en plein développement et en pleine croissance, puisqu’on avait ouvert un an et demi, le temps du démarrage, fait qu’aujourd’hui, on était effectivement sur des croissances à deux chiffres. L’impact du confinement chez K1 Speed va être une perte entre 150 000-200 000 €. En estimation, tout va dépendre de la capacité de redémarrage de l’activité.

Vous sentez-vous prêts chez K1 Speed si le confinement devait durer ?

Tout d’abord, je dirais qu’on avait une trésorerie aujourd’hui qui nous permet de rémunérer nos salariés. Aussi, la mise en place du chômage partiel va prendre le relais pour nous aider à ne pas trop puiser dans cette trésorerie. Ensuite, on a bloqué beaucoup de paiements notamment un certain nombre de fournisseurs, d’électricité, de gaz. Nous avons également reporter un certain nombre d’échéances comme beaucoup tel que les échéances de loyer qui sont difficiles à payer pendant ces moments-là pour préserver notre trésorerie. Donc l’argent qu’on a dans nos comptes, l’objectif, c’est de préserver au maximum pour pouvoir rémunérer et payer les salariés. Maintenant comme beaucoup d’entreprises, on attend le redémarrage, mais il ne faut pas que ça dure plus de deux mois sans quoi, on aura des soucis de trésorerie.

Comptez-vous sur les aides de l’État ?

On compte à la fois sur des aides de couvertures de BPI pour tout ce qui est crédit de trésorerie, dans le cadre de la demande qu’on va faire au niveau des banques. Et puis forcement le chômage partiel. C’est ce qui permet aujourd’hui de pouvoir rémunérer les équipes sans avoir à faire du licenciement économique.

Et puis dernier point en matière d’aides, ce sont effectivement les reports de charges qui doivent nous permettre de redémarrer, de reconstituer de la trésorerie afin de pouvoir les régler. Sans cette aide de trésorerie qui représente effectivement autour des 200 000 €, il sera difficile pour nous de passer le cap de l’année.