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Les cours à distance, ça marche pour l’ISCPA Lyon

Pendant le confinement dû à l’épidémie de Covid-19, Lyon Entreprises donne la parole aux entrepreneurs de la région. Ces derniers témoignent ainsi de leurs conditions de travail et de leur façon de s’organiser. Patrick Girard, Directeur pédagogique de l’école de journalisme/communication ISCPA à Lyon, nous parle de la mise en place des cours à distance et de leur adoption par les enseignants et élèves.

Pouvez-vous vous présenter ainsi que votre école ?

Je m’appelle Patrick Girard. Je suis le directeur pédagogique de l’ISCPA Lyon, du groupe IGS dans le 9e arrondissement de Lyon. L’ISCPA c’est une école de journalisme et de communication. Nous formons environ 300 étudiants sur l’année sur les deux filières.

Comment le confinement a-t-il impacté l’organisation de l’école ?

On a tout de suite mis en place l’ensemble des opérations pédagogiques et de communication via des moyens digitaux. Nous utilisons notamment Microsoft Teams. Au niveau des salariés nous sommes huit dans l’équipe. On a maintenu le travail en télétravail pour l’ensemble de l’équipe avec des réunions régulières sur Teams. On utilise beaucoup aussi la messagerie. Nous sommes très fiers aussi de dire que 100 % de nos cours ont été assurés et continuent de l’être en distanciel. Nous avons eu beaucoup de travail en amont de préparation pour nos apprenants et nos intervenants se sont calés sur l’emploi du temps pour assurer leurs cours en distanciel.

Quels retours avez-vous concernant les cours à distance ?

Il a fallu s’adapter parce qu’on n’avait pas du tout l’habitude et on ne faisait aucun cours en distanciel jusqu’à présent. C’était dans les têtes mais nous ne l’avions jamais mis en place. On a eu un premier retour très positif et très rassuré de nos apprenants qui nous disent “merci” d’avoir mis cela en place parce qu’ils se sentent encadrés et rassurés par rapport à la continuité. Maintenant que c’est en place depuis plus d’un mois on a plutôt de bons retours avec quelques fois des soucis de connexion ou de fatigue.

Une journée ou une demi-journée entière devant un écran c’est long pour la concentration et le travail. Mais néanmoins ça tient. Au niveau des intervenants il y a eu un petit peu de peur pour certains. Ils ne l’avaient jamais fait et ne se sentaient pas forcément capables. Et puis finalement beaucoup ont découvert les avantages de ce mode de travail. Maintenant ça se passe relativement bien et certains en redemandent pour l’année prochaine.

Pensez-vous développer ces cours à distance à l’ISCPA Lyon plus tard ?

Il n’est pas question de passer une grande partie de notre pédagogie et de notre enseignement en distanciel parce que l’ISCPA est une école très opérationnelle. Néanmoins sur certaines actions et certains accompagnements comme du tutorat il est peut-être beaucoup plus pratique de le faire en distanciel. Donc oui, on est en train de voir comment est-ce que sur certains modules on peut mettre en place de l’accompagnement par tutorat via un moyen digital. Beaucoup d’intervenants d’ailleurs me le demandent. Ils me disent qu’ils sont plus à l’aise pour faire ces cours-là ou ces accompagnements des étudiants. Donc je pense que ça fera partie, à la marge, d’une nouvelle modalité pédagogique.

Avez-vous dû adapter vos modes d’évaluation ?

Le confinement est arrivé sur la fin de nos premières années qui avaient eux des partiels au sens classique du terme. Donc on a inauguré des modes d’évaluation complètement nouveaux pour nous, c’est à dire des sujets de type partiels mais faits à la maison avec l’ensemble des documents et des informations avec des plateformes de dépôt.

Et finalement on a trouvé cette modalité encore plus intéressante et pertinente pour nous puisque, que ce soit en communication ou en journalisme on a accès à beaucoup d’informations dans l’entreprise. Donc on va commencer aussi à évaluer aussi nos étudiants de cette manière-là. Je pense que c’est aussi la fin des partiels pour nous à l’ISCPA désormais. Pour les plus grands on était déjà sur du contrôle continu donc ça ne change pas énormément de choses.

Comprenez-vous la fermeture prolongée des établissements de l’enseignement supérieur ?

Oui on la comprend, d’autant plus que le mode de fonctionnement qu’on a adopté n’est pas idéal mais fonctionne quand même. Après il y a une vraie frustration de la part de nos étudiants qui ont cours en ce moment. On est sur des journalistes et des communicants qui ont besoin de salles techniques, de matériel et de logiciels puissants qu’ils n’ont pas chez eux. Là effectivement il y a ce regret de ne pas avoir eu de semestre à plein. On se rattrapera l’année prochaine. Il y a de la frustration mais il y a de la compréhension.

Comment adaptez-vous vos journées portes ouvertes pour attirer les étudiants ?

On a maintenu toutes nos journées portes ouvertes mais en digital avec Adobe Connect. On le faisait déjà les années précédentes mais on les doublait avec du présentiel dans un amphi. Désormais on a complètement digitalisé cette présentation. On a inauguré pour nous un Insta Live sur Instagram. Tous les jeudis soirs on en fait un qui fonctionne très bien. Et on y trouve tous beaucoup de plaisir et d’intérêt à être directement en lien avec des personnes qui nous suivent et qui peuvent poser leurs questions de manière très libre.

On a organisé aussi des ateliers découverte que l’on faisait en présentiel et qu’on fait en digital, et on a de très bon retours. Donc là aussi ça nous a fait beaucoup réfléchir sur le moyen de communiquer et de présenter l’école avec des moyens modernes et digitaux. Cela permet aussi de toucher une population un peu plus éloignée de la région de Lyon.

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