Risques professionnels : surveiller la qualité de l’air et détecter les gaz dangereux
La plupart des gaz dangereux ne se voient pas, ne se sentent pas et ne préviennent pas. Le Code du travail rend pourtant l’employeur responsable de la sécurité de ses salariés, y compris face à ces risques invisibles. Dans le tissu industriel et artisanal lyonnais, les entreprises du BTP, de l’agroalimentaire, du traitement de l’eau et de nombreux autres secteurs doivent surveiller la qualité de l’air au travail. Une seule défaillance peut coûter une vie !
Détection de gaz : équiper vos équipes face aux risques d’intoxication
Asphyxie, intoxication au monoxyde de carbone, explosion liée à des gaz inflammables… L’absence de contrôle de l’air expose les travailleurs à des dangers graves. Lors d’opérations de nettoyage industriel, d’inspection technique ou de traitement des effluents, l’air respiré peut manquer d’oxygène ou contenir des composés toxiques.
Avant une intervention, un détecteur portable capable de mesurer simultanément l’oxygène, le monoxyde de carbone, l’hydrogène sulfuré et les gaz inflammables peut mettre en évidence la présence de ces menaces. Implanté en région lyonnaise et distributeur exclusif de la marque SKC en France, Anatecs accompagne les entreprises dans le choix du matériel, sa calibration et son entretien.
Viticulteurs en cave, agents de maintenance, équipes d’assainissement : les métiers concernés sont plus nombreux qu’on ne le croit ! Un capteur mal choisi ou calibré, par ailleurs, peut entraîner des écarts entre la mesure et la réalité du terrain.
Prévention des risques professionnels : ce que prévoit la réglementation
La loi ne laisse pas de marge aux employeurs en la matière. Le Code du travail impose d’évaluer et de consigner les risques dans le document unique (DUERP) et de prendre les mesures de prévention adaptées. Ces obligations valent pour toutes les tailles d’entreprise, sans seuil d’effectif (1).
Pour les agents chimiques, les gaz et les poussières, cela passe par le repérage des situations dangereuses, l’évaluation de l’exposition et le respect des valeurs limites au niveau professionnel. Certaines mesures, comme celles de la silice cristalline, doivent être réalisées par un organisme accrédité (2).
L’INRS rappelle qu’une atmosphère contenant moins de 15 % d’oxygène expose à l’asphyxie. En dessous de 10 %, la perte de connaissance survient en quelques instants. Votre évaluation des risques doit donc repérer les zones où l’air peut se dégrader, comme les espaces confinés, les locaux mal ventilés et les postes proches d’une source d’émission.
Mesure de la qualité de l’air au travail : une démarche concrète
Au-delà du matériel, la prévention repose sur quelques habitudes simples. Réalisez des contrôles réguliers, et pas seulement après un incident. Formez vos opérateurs à lire les alertes de leur détecteur et à réagir au bon moment. Vérifiez la calibration des appareils selon les préconisations du fabricant, car un capteur dérive avec le temps. Tenez à jour un suivi des mesures, utile lors d’un contrôle de l’inspection du travail comme dans l’échange avec la médecine du travail.
Pour une PME, nul besoin d’un service dédié : un référent formé, du matériel fiable et un calendrier de vérification réduisent déjà le risque. Rapporté au coût humain et financier d’un accident, l’investissement est modeste. La qualité de l’air au travail relève donc avant tout d’une vigilance régulière, à la portée de toutes les entreprises.
Sources :
(1) Article R4121-1 du Code du travail – https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000023795562
(2) Article R4412-27 du Code du travail – https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000021490885
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