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Cleantech : il y a loin de la coupe aux lèvres

Dominique LargeronCleantech : il y a loin de la coupe aux lèvres

Gérard Collomb a fait des Cleantech, c'est à dire des technologies propres ou éco-technologies, l'étendard  de l'économie lyonnaise. Un programme d'action à cinq ans a été mis en place en 2008 avec l'objectif de faire de Lyon une référence européenne en matière de Cleantech d'ici 2012. Pour le moins ambitieux, mais il est vrai que les arguments ne manquent pas : ces technologies ont un avenir certain, un potentiel énorme et le tissu cleantech est déjà partiellement développé.

Cet objectif a été relayé il y a peu au plan régional depuis la candidature de la Région Rhône-Alpes, accompagnée des grandes agglomérations et des pôles de compétitivité Minalogic, Axelera, Tennerdis et Lyon Urban Trucks and Bus, au futur pôle de compétitivité Eco tech, dédié aux écotechnologies. Celui-ci pourrait s'installer dans les actuels locaux de la région Rhône-Alpes à Charbonnières, une fois les élus et le personnel du Conseil régional installés dans l'immeuble en construction qui leur est destiné à Lyon-Confluence.

Pavé de bonnes intentions, ce chemin vers les Cleantech, va-t-il se muer en chemin de rose ?
Non, il y a loin de la coupe aux lèvres, si on en croit une étude réalisée par Weber Shanwick, en partenariat avec KRC Research sur les achats des technologies propres des grandes entreprises publiques et privées. La principale conclusion est que « l'offre et la demande ne coïncident pas toujours. » Et ce, pour l'essentiel pour cause d'un manque d'informations émises par les fournisseurs en technologies propres.

Le secteur apparaît porteur d'un important potentiel de développement, c'est sûr, mais on peut aussi constater un vide inquiétant au niveau de l'amorçage des start-up cleantech. Pour David Dornbusch, le créateur  de l'association CleanTuesday qui s'est donné pour rôle d'animer la communauté cleantech en France (des start-up, aux PME, en passant par investisseurs) : « La France a mis du temps dans les années 90 à se mettre dans le bain de l'Internet. Résultat : les géants, comme Google ne sont pas français. ».  A cet égard, si la Région Rhône-Alpes a su développer de tels fonds d'amorçage, encore faudrait-il leur donner nettement plus de poids et de moyens pour répondre à l'ambition affichée.

Mais pour ce même David Dornbusch, « ce sont surtout les grands groupes qui doivent changer d'attitude. » Et d'ajouter à nos confrères de la Lettre de l'innovation : « Souvent leaders sur leurs marchés, il ne sont visiblement pas prêts à franchir le pas, alors que c'est aujourd'hui qu'ils doivent se saisir de cet enjeu. »

A cet aune, le projet de pôle de compétitivité Eco-tech apparaît d'autant plus nécessaire qu'il servirait de caisse de résonance médiatique, avant d'embrayer sur des projet concrets. Il offrirait alors au secteur régional des Cleantech la visibilité qui leur manque encore cruellement.

D'ici fin décembre, le ministère de l'industrie doit dire si oui ou non Rhône-Alpes est éligible à ce projet de pôle de compétitivité Eco-Tech. Croisons les doigts.

Publiée le 09 nov. 2009 par LARGERON Dominique. Mis à jour le 10 juin 2010
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