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GRAND LYON

Les gros défis à venir de la future Métropole lyonnaise

Dominique Largeron

Aucun doute, le territoire constitué par la future Métropole lyonnaise qui verra le jour le 1er janvier prochain est attractif. Mais cet ensemble de 1,3 million d'habitants n'est pas sans poser des problèmes sociaux, démographiques et environnementaux que Gérard Collomb qui en sera le président, aura à prendre en compte. Petit tour d'horizon de ces défis effectué par l'Insee Rhône-Alpes dans une intéressante étude (*).

De l'importance des grands centres urbains : les trois quarts du Produit National Brut (PIB) français est désormais issu des grandes métropoles.

 On constate une certaine marginalisation des périphéries au profit des grandes métropoles branchées, grâce à des infrastructures performantes (Internet, aéroports, etc.) à une économie-monde en pleine croissance. N'oublions pas que si la France a réalisé un petit 0,3 % de croissance l'année dernière, l'ensemble de la planète a vu sa richesse croître de près de 3 %. La croissance mondiale devrait d'aiileurs accélérer cette année puisque le FMI table sur 3,7 %.

Rien d'étonnant donc, dans ce contexte, si le Grand Lyon actuel qui va devenir le 1er janvier prochain une Métropole avec des pouvoirs élargis, se révèle particulièrement attractif.

Dans une intéressante étude consacrée aux défis que va devoir relever cette future entité, l'Insee Rhône-Alpes prévoit que la population de la Métropole lyonnaise connaîtra une croissance de 13 % « si les tendances démographiques récentes se maintenaient d'ici 2040 ».

Avec cette conséquence plutôt positive : « Le vieillissement de la population y serait moins prononcée, la population resterait plus jeune », estiment Lætitia Bouchpan et Philippe Bertrand qui ont rédigé cette étude.

 De grands déséquilibres

Si ce territoire se caractérise par « la forte présence de cadres des fonctions métropolitaines reflétant la capacité à développer des activités économiques à haute valeur ajoutée », il n'en reste pas moins, malgré les efforts engagés ces dernières années, de grands déséquilibres.

Certes, « la Métropole se caractérise par une situation économique favorable, ainsi qu'une moins grande inégalité entre plus pauvres et plus riches », mais la fracture est toujours là.

 Si sur l'ensemble du Grand Lyon la part des personnes à bas revenus s'établit à 19 %, elle monte à 27 % à Rillieux-la-Pape. Un pourcentage qui grimpe à 31 % à Givors, et à 43 % à Vaulx-en-Velin et à Vénissieux, malgré les importants investissements en termes d'infrastructures réalisés en direction de ces deux communes ces dernières années. Là, le défi reste entier.

 Tout comme celui du vieillissement de la population dû à l'augmentation de l'espérance de vie. En 2014 si les tendances actuelles se poursuivent, le pourcentage des personnes de plus de 65 ans passerait de 15 % à 20 % : cohésion sociale, solidarité entre générations vont donc constituer des défis majeurs.

 Sans oublier les défis environnementaux dont le récent et très long épisode aux particules fines récemment enregistré, constitue un sérieux rappel.

Un chômage inférieur de 1,5 % à la moyenne

 La future Métropole qui bénéficie d'un taux de chômage inférieur de 1,5 % à la moyenne, comptabilise un nombre d'emplois record : 663 000, soit 122 emplois pour 100 actifs résidents. Cela signifie que 22 emplois sont occupés par des salariés venant en dehors du territoire de la Métropole, ce qui induit on s'en rend compte chaque jour de très nombreux déplacements.

 Chaque jour, 24 000 personnes sortent de la future Métropole ou y entrent pour aller travailler.

Ce qui provoque beaucoup de nuisances. Ainsi, selon l'observatoire de l'environnement sonore du Grand Lyon, l'exposition moyenne sur 24 h au bruit routier dépasse un niveau élevé (70 décibels) pour près du quart de la population !

 Côté Gaz à Effet de Serre (GES), si la situation s'est améliorée, beaucoup reste encore à faire.

Des « navetteurs » très producteurs de CO2

 Ainsi, entre 2000 et 2008, les émissions de GES ont baissé seulement de 5 %. C'est l'industrie qui reste la principale pourvoyeuse de GES avec 41 % des émissions, suivie des transports, soit 26 % : les « navetteurs », ceux qui arrivent de l'extérieur pour travailler dans l'agglomération lyonnaise émettent chacun annuellement 640 kilos de CO2, soit vingt kilos de plus que la moyenne.

 Cela pose la question du développement des transports en commun hors de la future Métropole. C'est une des raisons pour laquelle, en préfiguration, a d'ailleurs été créé le Pôle Métropolitain constitué du Grand Lyon, Saint-Etienne, Vienne et Bourgoin. Mais là aussi on se rend compte de l'ampleur du défi à venir.

Bien sûr, au cours de ces deux précédents mandats à la tête de l'agglomération lyonnaise, Gérard Collomb est loin d'être resté inactif, mais les enjeux à relever pour ce troisième mandat n'en restent pas moins très importants. Les moyens supplémentaires alloués, les synergies permises vont-elles permettre une gestion efficace de cet ensemble très complexe qu'est une Métropole ? Toute la question est là...

 (*) La Lettre de l'Insee Rhône-Alpes.n°226, avril 2014.

Publiée le 11 mai 2014 par LARGERON Dominique.
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