Après la création d'un campus, vers un Institut des smart-grids, avec deux « lieux Totem » à Lyon et Grenoble ?

Dominique Largeron

Entre la fabrication et les services, les réseaux électriques intelligents, les désormais fameux smart-grids devraient créer 25 000 emplois en France d'ici 2020, dont une bonne part en Auvergne-Rhône-Alpes. L'idée serait d'aller plus loin et de créer un Institut qui serait bicéphale. Le projet pourrait voir le jour en 2018.

Après la création d'un campus, vers un Institut des smart-grids, avec deux « lieux Totem » à Lyon et Grenoble ?

Région pilote pour l'installation des compteurs intelligents Linky qui ont défrayé la chronique par les oppositions qu'ils ont suscitées, dotée d'une usine de fabrication de ces boîtes jaunes à Grenoble et de nombreux acteurs, Auvergne-Rhône-Alpes a pris un sérieux temps d'avance dans le domaine des smart-grids.

Ces réseaux électriques intelligents qui sont en train de transformer le paysage énergétique sont aussi créateurs d'emplois.

Vingt-cinq-mille emplois pourraient voir le jour dans ce secteur d'ici 2020 en France et la région pourrait en capter une bonne part. C'est la raison pour laquelle, pour répondre à cette demande de profils qualifiés qu'il s'agit de former, un Campus des smart-grids a déjà vu le jour à Grenoble et Lyon.

Terre d'expérimentation en la matière, même si ce n'est pas encore totalement acté, les acteurs de la région envisagent d'aller encore plus loin et de passer à un nouveau stade : celui de la création d'un Institut des Smart-Grids.

« Pour vendre nos technologies, nous avons besoin de montrer aux délégations étrangères ce que nous savons faire dans la région », explique Christian Vives, le directeur régional d'Enedis, ex-ERDF, le gestionnaire du réseau d'électricité, l'un des principaux acteurs à la manœuvre.

Les collectivités, à commencer par la Région et les Métropoles de Lyon et de Grenoble, les nombreux acteurs privés et la recherche académique poussent en ce sens.

Un terreau favorable

« Le terreau est particulièrement favorable-précise Christian Vives-Nous avons une chaire smart-grid à l'Université de Grenoble, de grands industriels comme Schneider et ABB, de nombreux démonstrateurs comme Greenslys à Lyon et Grenoble, une Recherche&Développement très performante : tous les ingrédients pour réussir un tel projet. Il y a une place à prendre sur ce créneau en Europe ! »

Pour illustrer cette effervescence, deux exemples : celui d'une start-up, Edison qui a mis au point une caméra à 360 degrés qui, orientée vers le ciel est capable de prévoir avec un quart d'heure d'avance la puissance électrique que seront capables de fournir les panneaux photovoltaïques qu'elle accompagne.

Autre exemple : la région compte 28 villages qui gèrent de façon autonome leur électricité, avec l'aide de panneaux photovoltaïques et grâce aux smart-grids, les populations de ces communes produisent et consomment pour partie leur propre électricité

Création en 2018 ?

Comme pour le Campus, cet Institut des smart-grids serait bicéphale  et serait situé à Lyon et Grenoble.

« Les deux Métropoles sont complémentaires : on trouve à Grenoble la Recherche&Développement et à Lyon beaucoup d'expérimentation  », décrit le directeur régional d'Enedis

Cet Institut, s'il voit effectivement le jour aurait deux objectifs : la valorisation industrielle et l'ouverture internationale.

« Nous sommes en mode préfiguration », précise Christian Vives. Si les acteurs se mettent d'accord et si les difficultés de création d'un tel Institut sont levées une à une, il pourrait voir le jour dès 2018.

L'intelligence collective se serait alors mis au service de réseaux intelligents...











Publiée le 31 mai 2017 par LARGERON Dominique.
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