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Inauguré il y a un an à la Part-Dieu, le TuBA a bien su jouer sa partition

Dominique Largeron

Ce lieu d'expérimentation de nouvelles applications numériques destinées à faciliter la vie en ville de tous ses habitants rassemble déjà 2 000 « Tubeurs ». Huit start-up et plus d'une dizaine de grands groupes utilisent ses services. La structure s'approche même déjà de l'équilibre financier.

Inauguré il y a un an à la Part-Dieu, le TuBA a bien su jouer sa partition

« Un geste écocitoyen qui rapporte ». Tel est le slogan d'une start-up qui vient de se créer à Lyon : Co-park. Vous avez aimé le co-voiturage, vous allez peut-être adorer le co-parking !

 Le concept est proche.

 Vous vivez dans un immeuble à Lyon dont les places sont vides dans la journée ? Co-park vous loue vos places à travers cette nouvelle application. Il s'agit d'une plateforme de mise en relation entre des personnes ayant des places de parking disponibles à certaines heures et des automobilistes cherchant parfois vainement à se garer.

 Les start-upers de Copark rassurent les propriétaires de parkings en étant tiers de confiance : la start-up centralise l'offre pour qu'elle rencontre la demande.

 Co-park est une des huit start-up qui ont utilisé le TuBA (Tube à expérimentations urbaines), installé au n°1 de la place Béraudier tout près de la gare de la Part-Dieu où transitent chaque jour des dizaines de milliers de personnes.

 Inauguré il y a très précisément un an, le concept s'est installé et a manifestement trouvé sa place dans l'environnement proche de la gare.

 Ainsi, par exemple, Co-park, tout comme sept autres start-up ont pu utiliser la communauté des deux mille « Tubeurs » qui s'est formé au cours des mois.

 Deux-mille « Tubeurs »

 Bénévoles, ces « Tubeurs » participent à des ateliers au cours desquels sont testés des applications sensées favoriser la vie en ville, comme celle de Co-Park, donc, mais aussi Wezzoo (météo), ou OnlyMoov, par exemple qui permet de s'informer sur les bouchons à Lyon pour mieux circuler.

 La Métropole lyonnaise qui a financé le TuBA à hauteur de 30 % à ses débuts a également mis dans la corbeille tout son big data, en l'occurrence toutes les données publiques récoltées que peuvent utiliser les start-up ou les grands groupes membres du TuBA.

 Outre les start-up et la Métropole lyonnaise, le troisième acteur de Tuba est en effet constitué par les grands groupes tels que SFR ou Véolia, Bouygues, la Caisse d'Epargne Rhône-Alpes, GRDF, ou autres., qui financent pour une bonne part cette structure originale : trente-trois partenaires publics et privés, au total. C'est d'ailleurs Philippe Lagrange, directeur-adjoint de Véolia qui préside cette structure constituée en association de la loi de 1901.

 Pour SFR, par exemple, « Le TuBA nous permet de nous rencontrer et de travailler sur de nouveaux usages auxquels nous n'aurions pas pensé, en partenariat avec les start-up. »

 Un budget de 600 000 euros, quatre salariés

 Assis donc sur le triptyque grands groupes, usagers et start-up, le TuBA est déjà presque arrivé à l'équilibre financier, en affichant un budget de 600 000 euros et quatre salariés.

 D'ici fin 2017, le Grand Lyon va pouvoir s'en dégager, tout en restant utilisateur pour développer des usages permettant de rendre la complexité urbaine croissante plus facile pour l'usager.

 Au bout d'un an, TuBA a donc la perspective de devenir pérenne. Et même de se développer dans d'autres métropoles.

 Le concept intrigue, intéresse : près de soixante délégations sont passées dans ses locaux depuis un an pour comprendre son fonctionnement et éventuellement s'en inspirer.

Le site du TuBA
Publiée le 13 déc. 2015 par LARGERON Dominique.
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