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Infrastructures : le dernier projet pour éviter l'asphyxie du Grand Lyon : « l'Anneau des sciences »

Dominique Largeron

Avec des autoroutes A 6 et A7 saturés, un périphérique à moitié construit, la circulation dans le Grand Lyon risque, à l'horizon 2030, d'être totalement asphyxiée. Elle l'est à vrai dire déjà pas mal. Face à l'inertie de l'Etat et à l'absence de perspectives, Gérard Collomb et Michel Mercier viennent de lancer un nouveau projet « L'Anneau des sciences » qui dès ces jours-ci sera mis en débat public. Une manière de relancer le débat autour du Tronçon Ouest de Périphérique.

Infrastructures : le dernier projet pour éviter l'asphyxie du Grand Lyon : « l'Anneau des sciences »

Le TOP (Tronçon Ouest du Périphérique) ou le COL (Contournement Ouest de Lyon) font plus que jamais figure d'Arlésienne. Ces projets n'avancent pas d'un pouce.

 Or, toute les études le montrent-et on le constate déjà, à l'instar du méga-bouchon constaté samedi 15 septembre sur les autoroutes du Grand Lyon- si aucune nouvelle infrastructure ne voit pas le jour d'ici 2030, l'agglomération sera totalement paralysée.

 Comment débloquer la situation ? Gérard Collomb, président du Grand Lyon et Michel Mercier, celui du Département du Rhône pensent avoir, à l'issue de longs mois d'études, trouvé la solution : « L'Anneau des Sciences ».

 Ce projet veut relier par des voies urbaines les principaux centres de recherche et de formation de Lyon, d'oû son nom « d'Anneaux des Sciences », mais aussi, les principaux bassins de vie dans le but de résoudre le problème des déplacements qui, sinon, va assez rapidement se révéler insoluble.

 Cet « Anneau des Sciences » consiste aussi à relancer le projet du TOP (Tronçon Ouest du Périphérique) dont le parcours serait en grand partie enterré. Il veut également supprimer les autoroutes A 6 et A7 dans leurs traversées urbaines et surtout les transformer en voies urbaines, là aussi en grande partie enterrées.

 Mais ce projet ne se veut pas seulement routier. Il intègre, comme le veut le Grenelle de l'environnement, un important volet de transports publics, des parkings-relais, de nouvelles voies ferrées, etc.

 Cet ensemble extrêmement ambitieux, mais probable meilleure porte de sortie pour éviter la thrombose n'est pas totalement chiffré. Il pourrait avoisiner près de 3 milliards d'euros. S'agissant de voiries urbaines, ce seraient principalement le Grand Lyon et de Département du Rhône qui seraient à la manœuvre pour son financement.

 Il s'agirait de construire quinze kilomètres de nouvelles voiries dont treize enterrées pour relier Ecully au nord de Lyon, à Saint-Fons, au sud. Elles pourraient être payantes. « Toutes les solutions sont analysées », reconnaît Gérard Collomb.

 Reste que ce projet a un corollaire et c'est là où la manœuvre des deux élus peut se révéler efficace. Il vise le déclassement en voie urbaine de l'A6 et l'A7 dans leur traversée de l'agglomération impliquant évidemment leur remplacement, via la création d'une autoroute de contournement de Lyon. Et ce, via un financement de l'Etat, voire européen, puisqu'il s'agirait là de faire passer non seulement un trafic hexagonal, mais aussi européen.

 L'ex-COL (Contournement Ouest de Lyon) ayant sérieusement du plomb dans l'aile, on s'acheminerait, pour ce faire, selon des déclarations récentes de Jean-François Carenco, préfet de région, vers un super-contournement Est, qui utiliserait déjà des autoroutes existantes et serait donc moins cher à financer pour notre Etat impécunieux. Il déboucherait au sud de l'agglomération près de Vienne, en Isère.

 Tel est donc le scénario qui a quelques petites chances désormais de se dessiner pour devenir opérationnel vers...2025.
Si du moins les conclusions du débat public (*), actuellement en voie de préparation et qui devrait être vif de décembre à fin février 2013 vont dans le sens voulu par Gérard Collomb et Michel Mercier. Le compte-rendu est prévu de mars à avril 2013.

 On devrait connaître en juillet 2013 les suites qui seront données audit débat public. L'Etat serait alors obligé de bouger de son côté, ce qui permettrait de débloquer, enfin une situation, de plus en plus difficile. Tel est du moins le scénario espéré. A suivre...

 (*) Indépendante et neutre, la commission particulière du débat public a pour objectif de préparer, d'animer, les débats sur les grandes infrastructures. La commission est nommée par la commission nationale du débat public. Le président de la commission « Anneaux des sciences est Philippe Marzlof, également vice-président de la CDDP.

 Illustration : L'Anneau des Sciences.

Publiée le 17 sept. 2012 par LARGERON Dominique. Mis à jour le 17 sept. 2012
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