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Jean-Louis Oger vient de racheter la clinique du Val d'Ouest à Ecully : naissance d'un groupe familial régional d'hospitalisation privée

Dominique Largeron

 Jean-Louis Oger est avec sa famille le récent repreneur de la clinique du Val d'Ouest et propriétaire de celle de la Part-Dieu. L'ambition désormais de cet ancien patron du laboratoire Biomnis (Mérieux) et président du groupe de biologie médicale Bio-Access : créer un groupe d'hospitalisation privée atteignant les 100 millions d'euros de chiffre d'affaires. D'autres établissements régionaux pourraient prochainement tomber dans son escarcelle...


 

Jean-Louis Oger vient de racheter la clinique du Val d'Ouest à Ecully :  naissance d'un groupe familial régional d'hospitalisation privéeLaurent Oger, Olivier Bénéton, directeur général du Val d'Ouest et Jean-Louis Oger

A 67 ans, Jean-Louis Oger, diplômé de la Timone à Marseille, n'entend pas quitter le monde médical. Cet ancien patron de Biomnis (groupe Mérieux), lui qui fut aussi actionnaire de la clinique du Tonkin à Villeurbanne et de la Sauvegarde qu'il a revendues, est, avec son épouse Nathalie et son fils Laurent, en train de créer, via la holding familiale, un groupe régional de cliniques.

 « Beaucoup de médecins ou chirurgiens créateurs baby boomer sont en train de prendre leur retraite. Il existe actuellement des opportunités car ils recherchent des successeurs », explique-t-il, assurant avoir déjà plusieurs dossiers sur son bureau..

 Il vient de saisir une de ces opportunités, et assure-t-il, « ce en sera pas la dernière » : en reprenant aux cent-trente médecins qui en étaient actionnaires en compagnie du CIC (CM-CIC Investissement) la clinique du Val d'Ouest à Ecully dans l'Ouest lyonnais.

 Un établissement comprenant un très important pôle mère-enfant, un service de néonatalogie, un pôle de chimiothérapie ambulatoire, un « Pôle vision », en l'occurrence, un centre de consultation ophtalmologique opérant 1 700 cataractes par an, ainsi que des blocs chirurgicaux.

 D'importants travaux d'agrandissement ont été engagés depuis 2013. Ils arrivent à leur terme avec l'arrivée au capital de la clinique, de Jean-Louis Oger.

 Un agrandissement de 5 000 m2

 Ces travaux ont permis à la clinique de l'ouest lyonnais de s'agrandir de 5 000 m2. Un investissement de 10 millions d'euros.

 Ce nouvel espace va pouvoir offrir un meilleur flux plus adaptés et plus spacieux, notamment au service ambulatoire qui accueille plus de la moitié des interventions de la clinique.

 Une douzaine de chambres particulières pour la maternité ont été créées en sus des quarante-sept lits existants.

 Désormais la clinique du Val d'Ouest se déploie sur un total de 17 000 m2.

 La holding de Jean-Louis Oger, « Oger Investissements » est actionnaire dec ette clinique de l'Ouest lyonnais à hauteur de 99 %, Olivier Bénéton un docteur en pharmacie industrielle de 40 ans qui prend la direction générale de la clinique, possède lui 1 % du capital.

 Cette première clinique est destinée à être le premier élément d'un groupe familial et régional que ce serial entrepreneur entend développer. « Nous avons une stratégie régionale de création de pôles d'excellence, d'ci trois à quatre ans maximum », explique-t-il.

 Val d'Ouest+ Part-Dieu = 31 millions d'euros de chiffre d'affaires

 Actuellement la réunion des cliniques Val d'Ouest et de la Part-Dieu qui fait travailler 360 salariés représente un chiffre d'affaires de 31 millions d'euros avec une croissance annuelle moyenne de 5 %..

 Il s'agit donc dans son optique de tripler cette somme pour constituer un groupe qui comptera à l'échelon régional.

 Jean-Louis Oger ne manque pas de capitaux pour mener à bien la création de ce groupe familial dans un paysage de plus en plus dominé par de grands groupes de plus en plus internationaux. Il est l'actionnaire du groupe de biologie médicale Bio-Access, particulièrement florissant qui compte près de cent-cinquante labos d'analyses dans toute la France (dont neuf en Rhône-Alpes), à l'enseigne « LBM Labazur ».

 « En tant que groupe familial, nous avons des atouts que les grands groupes n'ont pas toujours, en matière de réactivité, mais aussi pour pouvoir répondre au plus près des besoins locaux et des besoins des patients », explique-t-il. Bref, small (toute proportion gardée), is beautiful...

Publiée le 11 nov. 2016 par LARGERON Dominique.
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