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Le nouveau binôme du CJD veut créer à Lyon un think tank consacré à l'entrepreneuriat

Dominique Largeron

Poil à gratter du patronat, adepte des idées innovantes, souvent en avance sur leur temps, les membres du Club patronal du Centre des Jeunes Dirigeants aiment bien surprendre. Pour preuve : ce n'est pas un ou une présidente qui vient de prendre la tête du CJD Lyon, mais un et une présidente. Tous deux n'ont pas tardé à lancer plusieurs chantiers dont la création d'un think tank consacré à l'entrepreneuriat.

Le nouveau binôme du CJD veut créer à Lyon un think tank consacré à l'entrepreneuriatLes deux co-présidents du CJD-Lyon : Audrey Barros et Loïc Renart.

Et si la parité dont on nous rebat les oreilles, mais qui concrètement connaît souvent des difficultés à voir le jour, s'exerçait directement à la tête ?

La traduction de cette réflexion des membres de la section de Lyon du CJD (Centre des Jeunes Dirigeants), un Club patronal qui aime bien bousculer les archaïsmes, vient, elle, de se concrétiser. Pour la première fois, le CJD-Lyon a à sa tête une présidence bicéphale, en l'occurrence une présidente, Audrey Barros, dirigeante de la société « Fidance », mais aussi un président, Loïc Renart, directeur de l'hôtel familial, Globe & Cecil.

Il vont co-présider pendant deux ans le CJD-Lyon et peut-être feront-ils des émules car ils sont les premiers à choisir en France, au sein du CJD, cette forme de parité parfaite.

 Ils ont été élus par les cent-quarante chefs d'entreprises que compte le CJD Lyon.

 Dirigeante de la société Fidance, Audrey Barros, la co-présidente du CJD était à l'origine cadre dans une banque avant de créer sa société, « Expertise Crédits », récemment rebaptisée « Fidance ».

 Son expérience bancaire l'a amené à accompagner les patrons de PME et de TPE à la recherche de fonds. Soit dans leurs démarches pour trouver des crédits auprès des banques, soit auprès d'investisseurs. Elle vient également de lancer un site de « crowdfunding », baptisé « Finançons-nous ! », un fonds collaboratif destiné à alimenter en argent frais les PME et les TPE de croissance. Un fonds dont le but est de financer les entrepreneurs... par les entrepreneurs.

 « L'envie d'aller plus loin »

 Les ressorts de son arrivée à la co-présidence du CJD ? « L'envie d'aller plus loin, de faire plus tous ensemble et surtout d'être acteur de notre économie pour ne pas rester attentistes dans un monde en véritable mutation. »

 Elle va donc tenir la barre du CJD-Lyon pendant deux ans au côté de Loïc Renart, qui a pris en 2012, les rênes de l'hôtel familial, bien connu à Lyon, Globe & Cécil, situé à deux pas de la place Bellecour.

 Pourtant, rien ne prédestinait le nouveau co-président du CJD à reprendre la suite de sa mère à la tête de l'établissement hôtelier. « J'étais un cancre à l'école...jusqu'au jour où j'ai trouvé un sens à ce que je voulais faire : j'ai suivi une formation paysage en alternance pour devenir ingénieur en paysage, un métier que j'ai exercé avec plaisir pendant dix ans. Et puis, j'ai eu envie d'entreprendre L'idée de bâtir un projet d'entreprise, a germé lentement, jusqu'à ce je propose à ma mère ce projet de reprise... ».

 Ces deux co-dirigeants entendent repousser les murs. Ils lancent leur « Rêv'olution », en l'occurrence leur programme sur deux ans.

 Parmi leurs actions, on en retrouve trois, plutôt rares, émanant du moins de chefs d'entreprise, mais guère surprenant émanant du CJD, un cercle patronal marqué par un humanisme fort.

 Ils lancent ainsi trois actions non conventionnelles : l'aide à la création d'une école alternative, à Lyon ; puis, en partenariat avec le « Prado » l'aide à la reconstruction de jeunes en difficulté à travers des stages et des parrainages, puis enfin la réinsertion d'anciens taulards.

 Un projet mené avec l'Université Lyon 3

 Le quatrième volet de leur programme réside dans la création d'un « think tank » consacré à l'entrepreneuriat, « la Ruche ». Un projet mené en commun avec l'Université Jean Moulin Lyon 3, associant enseignants et étudiants.

 « Nous voulons créer un lieu permettant à des entrepreneurs de se former, de se rencontrer, d'être une force de proposition. Nous voulons en faire un site où s'élaborent des réflexions autour de l'entrepreneuriat », décrit Loïc Renart.

 Parmi les pistes : « l'ETI, non pas l'Entreprise de Taille Intermédiaire, mais l'Entreprise de Taille Infinie. Comment les PME ou les TPEhttp://www.lyon-entreprises.com/News/L-article-du-jour/Audrey-Barros-Fidance-lance-un-fonds-collaboratif-pour-TPE-et-PME-Financons-nous,i46323.html peuvent développer tout autour d'elles des partenariats ? », ajoute Audrey Barros.

 Si le CJD est à la recherche d'un local de 300 m2 pour installer ce think tank, sa préfiguration existe déjà : chaque mois, les membres du CJD et des universitaires se réunissent pendant trois heures autour d'un thème de réflexion lié à l'entrepreneuriat. « Il y a beaucoup d'échange : c'est une vrai richesse », se félicite Audrey Barros.

 Et d'ajouter : « Atypisme et prise de risque sont les deux caractéristiques du CJD : nous ne sommes ni à droite, ni à gauche, mais devant, nous voulons être en mouvement permanent ». Reste à savoir si ce sera plus facile à deux...

Publiée le 24 janv. 2014 par LARGERON Dominique.
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