Dernières infos

Ouest Express ne perd pas le Nord

Pascal Auclair

Après Vaise, la Part-Dieu et Villefranche-sur-Saône, le concept de restauration rapide lancé par Paul Bocuse vient de prendre position dans le quartier de Confluence. Une nouvelle étape dans la stratégie de développement d’une enseigne annoncée à l’Hôtel-Dieu, voire bien au-delà de Lyon. Les explications de Pierre-Yves Bertrand, co-gérant et directeur du développement de Ouest Express.

Ouest Express ne perd pas le Nord Un concept en rouge et blanc (Photo Sassoulas)

Pourquoi Ouest Express a-t-il choisi la Confluence pour poursuivre son expansion dans le Rhône ?

Parce qu’on voulait vraiment s’inscrire dans le développement de ce quartier devenu un vrai pôle d’attraction dans la région lyonnaise. On a pris notre temps car on recherchait une situation privilégiée. L’opportunité est venue par le bais de Bouygues Immobilier, à l’origine de la promotion et de la construction de ce bâtiment situé en face du centre commercial. Un immeuble exemplaire et innovant en matière environnementale qui dispose, de plus, d’une vaste terrasse en bordure de la marina.

 Selcius, Domo, Novotel, Zinc Zinc, L’endroit… Au total, on recense aujourd’hui plus d’une trentaine d’établissements dédiés à la restauration à la Confluence. N’y a-t-il pas un risque de saturation de l’offre dans ce quartier ?

Non, je pense que le quartier est en plein développement tant sur le plan résidentiel que tertiaire. Il faut maintenant en faire un vrai lieu de destination pour la restauration. Dans cette optique, l’offre de Ouest Express me paraît pertinente. Elle répond à la fois à une attente grandissante en matière de restauration rapide tout en s’inscrivant dans l’exigence de qualité d’une clientèle soucieuse de manger vite et bien, sans rogner sur son pouvoir d’achat. C’est l’une des forces du groupe Bocuse de pouvoir concilier ces deux impératifs.

 Quelle est la cible visée ?

Notre cible est large et variable en fonction des heures entre tertiaire, shopping et loisirs. Ainsi, pour le déjeuner, on accueille les actifs qui travaillent dans le quartier. Le reste de la journée et le soir, on a beaucoup de résidents mais aussi les habitués du centre commercial, de la patinoire, des cinémas. Notre force, c’est d’être ouvert 7 jours sur 7, de 7 heures du matin à 23 heures. On peut répondre à toutes les typologies de clientèle…

 Quelle est la valeur ajoutée du concept Ouest Express par rapport aux autres acteurs de la restauration rapide lyonnaise ?

Une grande diversité de produits, avec quelques best-sellers comme le hamburger « César », une intuition de Monsieur Paul qui a perçu avant tout le monde, il y a sept ans, l’engouement pour le « gourmet burger » ou le « better burger » désormais en vogue. L’autre force de Ouest Express, c’est d’être d’une grande efficacité dans le service, pour redonner du temps de consommation au client, sans incidence sur la qualité des produits, l’accueil, la convivialité des lieux.

 Ouest Express, c’est donc en quelque sorte le fast-food de luxe du Lyonnais ?

Non, dans la mesure où Paul Bocuse, lorsqu’il a imaginé le concept, avait vraiment la volonté de proposer une restauration de qualité au plus grand nombre. On n’est donc pas dans l’élitisme. Juste dans le qualitatif, avec de belles proportions et de la fraîcheur, sans casser sa tirelire.

 Quel est le ticket moyen à Ouest Express ?

Entre 10 et 12 euros, alors qu’il tourne autour de 8 euros dans les grandes enseignes américaines. L’écart de prix est largement justifié par la prestation offerte…

 D’autres implantations de l’enseigne Ouest Express sont-elles dans les tiroirs ?

Lyon Confluence est notre quatrième implantation dans la grande région lyonnaise. Maintenant, l’objectif est clairement de voir plus long, d’accélérer le développement de l’enseigne avec l’ouverture d’au moins six nouveaux Ouest Express dans les trois prochaines années.

 Où ?

A Lyon, on parle beaucoup du projet d’implantation à l’Hôtel-Dieu qui reste à finaliser. On envisage aussi des ouvertures sur d’autres villes comme Clermont-Ferrand, Annemasse voire Marseille. Le principe est de rayonner sur le quart Sud-Est, pas au delà, pour réaliser des économies d’échelle et construire une notoriété de marque. On va muscler, accélérer le mouvement, sans déroger aux principes qui font la force du groupe.

 Ouest Express en chiffres

Quatre établissements en Rhône-Alpes

Chiffre d’affaires prévisionnel : 8 millions d’euros

Effectifs : 120 personnes

2 400 personnes servies chaque jour

1 000 hamburgers César servis chaque jour

600 salades servies par jour

Publiée le 30 sept. 2015 par LARGERON Dominique.
Figure dans les rubriques
L'article du jour

Ajouter un commentaire

Il sera relu par un responsable qui décidera ou non de sa mise en ligne.



HAUT