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Une Coopérative se fiance avec une société classique pour devenir n°1 mondial

Dominique Largeron

Le mariage de la carpe et du lapin ? Pas vraiment. La société Alma est une coopérative de cent salariés spécialisée dans la Conception et Fabrication Assistées par Ordinateurs (CFAO), basée à Grenoble. C'est une SCOP. Cela ne l'a pourtant pas empêché de se « fiancer » avec une société classique, de surcroît plus importante qu'elle : 200 salariés. Elle est installée sur les mêmes marchés qu'elle, mais complémentaires. Toutes deux comptent aller pas à pas vers la fusion pour donner naissance « à une nouvelle forme d'entreprise ». A inventer. Et devenir leaders mondiaux des niches sur lesquelles elles sont installées.

 Une Coopérative se fiance avec une société classique pour devenir n°1 mondial

Ayant fort bien traversé la crise, les sociétés coopératives ont le vent en poupe. Les SCOP faisaient jusqu'à présent preuve de discrétion. Elles n'hésitent plus à s'afficher, voire même se rapprocher de sociétés classiques.

Pour preuve, une coopérative de production grenobloise, Alma, vient de se rapprocher d'une société dite classique, Missler Software, basée à Evry, dans la région parisienne. Pour débuter un processus qui devrait aller beaucoup plus loin, Alma a pris 15 % du capital de sa consœur.

Pour comprendre ce processus qui peut paraître de prime abord surprenant, il faut savoir que les deux sociétés, toutes deux dans le métiers du logiciel couvrent les mêmes créneaux : la Conception et Fabrication Assistées par Ordinateur (CFAO). La première, dans le domaine de la tôlerie et de la robotique, la seconde dans l'usinage et le bois. « Nous avons des gammes de produits parfaitement complémentaires » résume Laurence Ruffin, Pédégère d'Alma.

Dotée de quatre-vingt salariés, la SCOP réalise 8,5 millions d'euros de chiffre d'affaires ; la seconde, riche de deux cents salariés, 23 millions d'euros.

Autre élément de compréhension : la société dite classique, Missler qui était à l'origine, une société familiale a fait l'objet en 2005 d'un MBO (Management Buy Out), qui a consisté pour ses dirigeants à racheter leur entreprise.

Seul problème : il se serait posé à terme un problème de pérennité capitalistique de l'entreprise. Le rapprochement avec Alma répond à cette préoccupation « d'entrer dans une logique de transmission et de consolidation d'entreprise, tout en restant français ».

Le risque de rachat n'est pas mince. Actuellement l'industrie française du logiciel connaît des problèmes de financement de sa croissance, et ce, dans un contexte de forte concentration, avec le risque évident d'être avalé par plus gros que soi.

Mais ce rapprochement devrait aussi permettre, selon Laurence Ruffin, « d'importantes synergies et surtout une vraie stratégie industrielle commune », ajoute-t-elle. Rebaptisée « AlmaMissler Software », la nouvelle entité compte « renforcer sa présence à l'international ». Le chiffre d'affaires hors Hexagone des deux éditeurs de logiciels s'établit déjà à près de 60 %.

C'est à l'international que les deux sociétés entendent se développer pour devenir ensemble leaders mondiaux dans leurs domaines.

Enfin ajoute Laurence Ruffin , « Nous allons mutualiser nos moyens pour dégager plus de ressources pour financer la Recherche&Développement et l'innovation. » Le pari ne peut que fonctionner qu'en prenant de l'avance par rapport à la concurrence.

Malgré la dissemblance de leurs statuts, les deux sociétés ont foi dans leur avenir commun puisqu'elles reconnaissent que « leur montage juridique reste à inventer ». Les dirigeants d'AlmaMissler Software prévoient d'ailleurs un période de dix-huit à vingt-quatre mois pour concrétiser véritablement le rapprochement. Avec comme objectif, au terme de ce processus, la création « d'une nouvelle forme d'entreprise, un réel modèle de croissance durable. »

« Nous voulons mettre en œuvre une démarche exemplaire qui inscrit la croissance dans le développement industriel et non dans une démarche financière de fonds de placement », conclut la pédégère de la SCOP.

On est effectivement, là, loin du capitalisme financier. Ce rapprochement quelque peu inédit est sans doute l'illustration de nouvelles stratégies capitalistiques qu'avec l'aide de la pédagogie de la crise, un nombre grandissant d'entreprises, essaient de dessiner.

Photo : Laurence Ruffin, dirigeante d'Alma et Christian Arber, Pdg de Missler.

Publiée le 25 avril 2012 par LARGERON Dominique. Mis à jour le 30 avril 2012
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