La CGPME parraine le 1er Fonds destiné à accompagner les PME à l'export
Dominique LargeronLe Fonds « Capital Export » verra officiellement le jour le 1er janvier prochain à Lyon. Une initiative privée particulièrement originale dotée de près de 30 millions d'euros et destinée à accompagner chaque année près de 25 PME à l'international.
Une des mesures mises en avant par la CGPME pour aider l'important tissu rhônalpin de PME et de TPE à sortir de la crise.

Sur les 5 000 PME qui en France font plus de 15 % de leur chiffre d'affaires à l'export, 1 500 sont situées en Rhône-Alpes. Comment aider celles qui exportent déjà à accroître leur marché à l'international et accompagner celles qui n'osaient pas jusqu'à présent sortir des frontières hexagonales ? Une question centrale connaissant l'important potentiel que peut receler l'international, véritable bouffée d'oxygène, alors que la crise fait encore sentir ses effets sur le marché intérieur.
D'où l'idée de création d'un Fonds baptisé « Capital export » dont la mise en place effective est prévue pour le 1er janvier 2010.
La CGPME ne figure pas au capital-ce n'est pas son rôle- mais parraine les actionnaires de la société de gestion, en l'occurrence Marc Hoffmeister (magazine, site internet et salons Classe Export) à hauteur de 40 % ; ainsi que Jean-Matthieu Sahy (ancien de Siparex et d' Avenir Finances) qui prendra les fonctions opérationnnelles de ce Fonds et Jacques de Puybaudet, pour les 60 % restants. François Turcas, président régional de la CGPME présidera le comité stratégique. Le nouveau fonds devrait connaître un premier « closing » de 30 millions d'euros dont 6 millions d'euros apportés par la Caisse des Dépôts et Consignation.
« Ce fonds est destiné à donner les moyens d'exporter aux entreprises qui bénéficient d'un potentiel : il n'y aura pas de secteurs privilégiés», précise Franck Morize, secrétaire général de la CGPME du Rhône. Selon ce dernier, la cible « est constitué par des PME réalisant entre 5 et 50 millions d'euros. » Le ticket moyen se situera autour d'un million d'euros, la sortie s'effectuant au bout de 6 et 7 ans.
La participation au capital sera minoritaire. Celle-ci se traduira pour moitié par un apport en capital et pour l'autre moitié en dette à moyen et long terme ou en obligations convertibles.
Il s'agit d'accompagner des projets qui, autrement, ne trouveraient pas de financement, à l'instar par exemple d'une implantation en Russie, un des dossiers déjà à l'étude. Un pays où les risques sont maîtrisables, à condition que ceux-ci soient clairement évalués par tous les spécialistes à l'origine de ce fonds dédié.
Près de 25 entreprises pourraient chaque année bénéficier des apports de ce Fonds. Créé à Lyon, celui-ci aura une vocation nationale, un Fonds spécifiquement rhônalpin pourrait cependant voir le jour rapidement.
L'annonce du lancement de ce Fonds a été faite par François Turcas, président de la CGPME Rhône-Alpes, lors d'une présentation de toutes les actions conduites par le syndicat patronal pour aider les PME à sortir de la crise. Certaines sont défensives (Fonds Régional d'Action d'Urgence, prestations gratuites d'audit d'entreprises, médiation de la CGPME pour favoriser le financement des PME, etc. ) ; d'autres sont destinées à favoriser la croissance et le développement au moyen d'actions collectives (forte prise en charge de la formation des salariés à travers l'Agefos PME, développement des contrats en alternance par des développeurs présents sur le terrain, etc. ).
« Nous pensons que si les PME ont été les premières victimes de la crise, elles peuvent aussi être les premières solutions de reconstruction », assure François Turcas.
Photo : l'équipe régionale de la CGPME autour de François Turcas, président (à droite)
- Figure dans les rubriques
- Aides, subventions, concours
- Export, international
- News
- L'article du jour


