Toute l’actualité Lyon Entreprises

lyon entreprises ville de lyon

Les principales organisations patronales et consulaires du Rhône ont choisi d’unir leurs forces face à la progression des défaillances d’entreprises. Le 8 juillet, au Palais de la Bourse à Lyon, elles lanceront une démarche commune destinée à mieux repérer, orienter et accompagner les chefs d’entreprise confrontés à des difficultés économiques ou personnelles.

Les organisations économiques veulent parler d’une seule voix

La mobilisation réunit un large éventail d’acteurs qui accompagnent quotidiennement les entreprises : le MEDEF Lyon-Rhône, la CPME du Rhône, l’U2P Rhône et Métropole de Lyon, la CCI Lyon Métropole Saint-Étienne Roanne, la Chambre de Métiers et de l’Artisanat Lyon-Rhône, la Chambre d’agriculture du Rhône, la CCI Beaujolais, mais aussi la Banque de France et plusieurs partenaires spécialisés dans la prévention des difficultés.

Si ces organisations travaillent régulièrement sur des sujets communs, elles entendent cette fois afficher une réponse coordonnée autour d’un constat partagé : les difficultés des dirigeants restent trop souvent détectées tardivement, alors même que des solutions existent. Dans le Rhône, 3 417 défaillances d’entreprises et 2 953 liquidations judiciaires ont été enregistrées en 2025, rappelant que les tensions économiques continuent de peser sur le tissu entrepreneurial.

Mieux détecter les fragilités avant qu’il ne soit trop tard

Cette démarche collective s’appuiera notamment sur deux dispositifs. Le premier est la signature de la Charte de confiance portée par la Banque de France, qui vise à renforcer la coopération entre les différents acteurs afin de faciliter la détection précoce des entreprises fragilisées et l’orientation de leurs dirigeants. Le second est le lancement officiel d’APESA69, déclinaison rhodanienne du réseau national d’accompagnement psychologique destiné aux entrepreneurs en souffrance.

Au-delà de ces annonces, les organisations souhaitent faire évoluer les pratiques en encourageant les dirigeants à solliciter un accompagnement avant que les difficultés financières ne deviennent irrémédiables. Elles défendent également une approche plus globale de la prévention, qui prend en compte les dimensions économiques, juridiques, sociales et psychologiques auxquelles sont confrontés les chefs d’entreprise. Une manière de rappeler que, derrière chaque défaillance, ce sont aussi des parcours entrepreneuriaux et des emplois qui sont en jeu.