MaPrimeRénov’ : jusqu’à 34 000 € de perte sur 10 ans pour un bien mal classé, selon Maslow.immo
Dans une étude publiée le 2 mars 2026 à Lyon, Maslow.immo chiffre l’impact économique d’un mauvais DPE pour un investisseur locatif. À l’heure du retour de MaPrimeRénov’ et du durcissement du calendrier réglementaire, un logement classé F ou G pourrait générer jusqu’à 34 000 € de manque à gagner sur dix ans.
Un DPE devenu déterminant financier
Alors que les logements classés G sont exclus du marché locatif depuis 2025, l’interdiction des biens classés F est prévue en 2028 et celle des E en 2034. Dans ce contexte, Maslow.immo a choisi de mesurer non pas le coût des travaux, mais le coût de l’inaction pour un investisseur conservant un bien classé F ou G.
L’étude porte sur 168 villes françaises de plus de 30 000 habitants en croissance démographique, avec des marchés locatifs actifs. Les hypothèses reposent notamment sur les données DVF 2024, les loyers observés en 2025, un horizon de détention de 10 ans, l’indexation IRL long terme, le gel des loyers pour les passoires énergétiques et les décotes énergétiques issues des études notariales dites « valeur verte ».
Jusqu’à 34 032 € de manque à gagner
Premier classement établi par Maslow.immo : les villes où le coût total sur dix ans est le plus élevé entre un T2 performant de 40 m² et un bien équivalent classé F ou G, en intégrant la perte de loyers et la décote à la revente.
Levallois-Perret arrive en tête avec 34 032 € de manque à gagner, suivi de Boulogne-Billancourt (32 674 €) et Suresnes (28 553 €).
Un impact proportionnel au capital investi
Un second classement mesure le poids du DPE en pourcentage du prix d’achat. Dans certaines villes, un mauvais classement énergétique peut effacer près d’un sixième du capital investi.
Roubaix arrive en tête avec 16,6 %, suivi de Creil (16,2 %) et Sarcelles (15,9 %). En Auvergne-Rhône-Alpes, Saint-Étienne figure dans ce classement avec 15,0 %, et Échirolles avec 14,6 %.
Le DPE traduit en années de loyers
Troisième lecture proposée par Maslow.immo : le coût total du mauvais DPE converti en années de loyers nets perdus sur dix ans. Dans certaines villes, il peut représenter plus de deux années complètes de loyers.
Annecy apparaît dans ce classement avec 2,35 années de loyers perdues, illustrant l’exposition potentielle de certains marchés dynamiques.
Rénover pour préserver la valeur
Pour Maslow.immo, la performance énergétique devient un critère central d’arbitrage patrimonial. Au-delà du rendement brut ou de la tension locative, le DPE conditionne désormais la capacité à louer, à indexer les loyers et à revendre dans de bonnes conditions.
« Le DPE n’est plus un simple indicateur réglementaire ou environnemental. Il devient un critère central d’arbitrage financier. Dans certaines villes, ne pas rénover peut coûter plus cher que rénover », analyse Pierre-Emmanuel Jus, Directeur Délégué de Maslow.immo.
Dans un contexte de relance de MaPrimeRénov’, la rénovation énergétique apparaît ainsi comme un levier stratégique pour sécuriser la valeur des actifs locatifs, y compris dans des marchés régionaux dynamiques.
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