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Municipales à Lyon : Grégory Doucet détaille son projet pour adapter la ville au changement climatique

À quelques jours du scrutin municipal, Grégory Doucet a présenté un nouveau volet de son programme centré sur l’adaptation climatique de la ville. Baptisé « Habiter Lyon demain », ce projet prévoit notamment une végétalisation massive des rues, la transformation des berges du Rhône et la création de nouveaux espaces verts et de loisirs.

Pensé comme une réponse aux épisodes de chaleur de plus en plus fréquents, le programme vise à améliorer le cadre de vie tout en préparant la métropole aux évolutions climatiques à venir. Il ouvre aussi plusieurs perspectives pour l’activité économique locale, notamment dans l’aménagement urbain, la construction, le commerce et l’événementiel.

Végétaliser les rues pour transformer l’espace public

Le projet repose sur une trajectoire de végétalisation ambitieuse visant à planter arbres, arbustes et strates basses partout où cela est possible afin de limiter la surchauffe urbaine et créer des continuités d’ombre et de fraîcheur dans l’ensemble des quartiers.

Cette stratégie doit permettre aux habitants de continuer à se déplacer lors des épisodes de chaleur tout en favorisant un apaisement de l’espace public et le développement des mobilités actives. Pour les entreprises, ces orientations pourraient se traduire par une évolution des flux urbains, une transformation de certains axes structurants et de nouvelles contraintes comme opportunités en matière d’implantation.

@Benjamin Marquette

 

La rive droite du Rhône appelée à devenir un nouvel axe structurant

Autre pilier du projet, la transformation progressive des quais de la rive droite du Rhône sur 2,5 kilomètres vise à convertir un axe historiquement dominé par l’automobile en un espace multifonctionnel mêlant promenade, mobilités et activités urbaines.

Le programme prévoit la plantation de plus de 1 200 arbres, la création de plus de 3 hectares d’espaces végétalisés et la désimperméabilisation d’environ 27 000 m². Il évoque également une redistribution de l’espace public en faveur des piétons, l’intégration d’une continuité cyclable nord-sud et le renforcement des couloirs bus, tout en maintenant des voies de circulation selon les sections.

Le projet ambitionne aussi de renforcer l’attractivité commerciale de la Presqu’île grâce à des trottoirs élargis, des terrasses et de nouveaux usages événementiels, présentés comme une vitrine pour le commerce local.

 

@Benjamin Marquette

Parcs et baignades : de nouveaux usages urbains

Le programme prévoit la création de six nouveaux parcs, en priorité dans les quartiers qui en manquent, dont ceux des États-Unis, de Gerland Nord, de la Confluence, de la Cité Jardin ou encore des Balmes de Fourvière, ainsi qu’un parc linéaire sur la rive droite du Rhône.

Deux sites de baignade naturelle sont également annoncés, dans la darse de Confluence à horizon 2027 et au parc des Berges à Gerland d’ici 2032, afin de renforcer l’accès à l’eau en ville et diversifier les usages de loisirs.

Un sujet au cœur du débat économique local

Présenté comme un levier pour améliorer durablement la qualité de vie et la santé des habitants, le projet s’inscrit aussi dans un débat plus large sur l’équilibre entre transition écologique, attractivité économique et organisation des mobilités.

Pour les entreprises lyonnaises, ces propositions posent déjà plusieurs enjeux concrets, entre adaptation logistique, évolution de l’accessibilité des centres urbains et opportunités liées aux nouveaux usages de l’espace public.