Santé au travail : les 35-49 ans en première ligne face à l’épuisement
Selon une étude OpinionWay réalisée pour deuxiemeavis.fr, l’usure professionnelle ne concerne pas uniquement les seniors. Les salariés en milieu de carrière apparaissent aujourd’hui comme les plus exposés, dans un contexte de hausse continue des arrêts maladie et de transformation du rapport au travail.
Un point de bascule au milieu de carrière
Avec 11,4 milliards d’euros d’indemnités journalières versées en 2024, en hausse de 60 % en dix ans, la question de la santé au travail s’impose désormais comme un sujet économique pour les entreprises comme pour les pouvoirs publics.
L’étude OpinionWay menée en février 2026 auprès de 1 180 salariés montre que les difficultés au travail sont à la fois physiques et psychologiques. La moitié des salariés évoque une fatigue persistante ou un épuisement physique, tandis que près d’un sur deux parle d’un épuisement mental et d’un stress lié au rythme et à la pression professionnelle.
Mais c’est entre 35 et 49 ans que la situation se tend le plus nettement. Plus d’un salarié sur deux dans cette tranche d’âge se dit proche de l’épuisement mental, un niveau supérieur à celui observé chez les plus de 50 ans, ce qui traduit une accumulation de contraintes professionnelles et personnelles à ce moment clé de la carrière.
Des attentes croissantes vis-à-vis des entreprises
Contrairement aux idées reçues, les plus jeunes ne sont pas épargnés. Une part importante des moins de 35 ans déclare déjà ressentir des signaux d’usure liés à leur activité, dans un contexte d’intensité professionnelle forte et de frontière de plus en plus floue entre vie privée et vie professionnelle.
Dans le même temps, certaines réalités restent difficiles à exprimer. Une minorité non négligeable de salariés indique qu’elle éviterait d’évoquer une maladie grave dans son environnement professionnel, par crainte de répercussions sur son parcours.
Face à ces constats, les comportements évoluent. Une large majorité de salariés se dit prête à modifier ses habitudes pour maintenir son niveau de performance, tandis que plus d’un sur deux considère qu’un bilan de santé global devrait être mis en place afin d’anticiper les premiers signes d’usure.
Pour les entreprises, ces signaux traduisent un changement de fond. La santé au travail ne se limite plus à la gestion des risques, elle devient un sujet de performance durable, avec des effets directs sur l’absentéisme, la productivité et la fidélisation des équipes.
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