LDLC résiste en 2025-2026 et mise sur la marge
Le groupe lyonnais LDLC affiche un chiffre d’affaires de 554,1 millions d’euros sur l’exercice 2025-2026, en progression de 3,7 %. Une croissance modérée, dans un marché du high-tech chahuté, mais accompagnée d’un net redressement de la rentabilité. Un choix stratégique assumé par le groupe : privilégier la marge plutôt que les volumes.
Une croissance freinée en fin d’exercice
Sur l’ensemble de l’année, LDLC parvient à maintenir une trajectoire positive, portée par neuf premiers mois dynamiques. Mais le quatrième trimestre marque un net ralentissement, avec un recul de 11 % du chiffre d’affaires.
En cause, un facteur exogène : l’absence de lancement de nouvelles cartes graphiques par Nvidia, qui pèse directement sur les ventes de composants et de PC assemblés. Un rappel de la dépendance du secteur aux cycles d’innovation des grands fabricants.
Malgré cela, l’activité BtoC progresse de 4,5 % sur l’année, portée à la fois par le canal en ligne et par les boutiques physiques, qui continuent de générer du trafic. Une performance qui confirme la solidité du modèle omnicanal du groupe.
Le BtoB et les activités annexes prennent le relais
Autre moteur de croissance, l’activité BtoB confirme son redressement progressif, avec une hausse de 1,4 % sur l’exercice. Après un début d’année hésitant, la dynamique s’accélère trimestre après trimestre, signe d’une demande professionnelle plus résiliente.
Parallèlement, certaines activités périphériques tirent leur épingle du jeu. L’Armoire de Bébé enregistre ainsi une progression de 13 %, illustrant la diversification engagée par le groupe au-delà du strict marché informatique.
Enfin, la marketplace Rue du Commerce connaît une forte montée en puissance, avec une croissance à trois chiffres de son activité, traduisant le poids croissant des plateformes dans le modèle économique.
Une rentabilité en forte amélioration, au cœur de la stratégie
Au-delà du chiffre d’affaires, c’est surtout la rentabilité qui marque un tournant. LDLC anticipe une marge brute supérieure à 24 % et un excédent brut d’exploitation de plus de 23 millions d’euros, soit une marge de plus de 4 %, contre 0,5 % l’année précédente.
Ce redressement repose sur une stratégie claire : mieux gérer les stocks, sécuriser les approvisionnements et éviter la guerre des prix.
« Nous avons fait le choix de privilégier la marge plutôt que les volumes », souligne Olivier de la Clergerie, directeur général du groupe LDLC.
Le groupe engage également des arbitrages, avec notamment un projet d’arrêt de son activité dédiée à la réalité virtuelle, jugée moins stratégique face à la montée en puissance de l’intelligence artificielle.
Pour les dirigeants, le cas LDLC illustre une tendance plus large du secteur : dans un marché volatil, la performance ne repose plus uniquement sur la croissance du chiffre d’affaires, mais sur la capacité à piloter finement la rentabilité et à s’adapter aux cycles technologiques.
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